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Le major-général Fortin veut des infrastructures avant Noël

Émilie Bergeron | Agence QMI

Quatorze sites de réception d’un vaccin contre la COVID-19 seront opérationnels dès le 14 décembre dans toutes les provinces et tous les territoires canadiens.

C’est l’objectif qu’a en tête le major-général Dany Fortin, responsable de la logistique entourant la vaccination pour le fédéral, même si les premières doses ne sont attendues qu’après le début de 2021.

«J’aime bien l’idée qu’on soit prêts avant Noël pour être certain qu’en janvier, on aura pu s’ajuster et s’assurer que les points de friction sont atténués», a-t-il dit jeudi au cours d’une séance d’information.

Le fabricant Pfizer, dont le vaccin est en voie d’être bientôt approuvé par Santé Canada, livrera lui-même de premières doses dans ces 14 sites qui sont mis en place en collaboration avec les provinces et les territoires. Des congélateurs nécessaires à l’entreposage seront d’ailleurs bientôt envoyés, a-t-il indiqué, tandis que du matériel tel que des seringues a déjà commencé à être acheminé.

M. Fortin prévoit aussi des exercices de simulation pour assurer une bonne manutention du vaccin qui doit être conservé en dessous de -70 degrés Celsius.

Une «pratique à sec» ou «sans vaccin» aura d'ailleurs lieu lundi prochain pour identifier toutes sortes d’imprévus à considérer. «Au Canada, en hiver, dans les régions éloignées, on peut avoir des problèmes de mauvaise température. Qu’est-ce que ça veut dire sur la distribution?» a-t-il donné en exemple.

Mis à part ces centres qui seront équipés pour recevoir le vaccin de Pfizer, Ottawa vise au total 205 «points d’utilisation» partout au pays. Tous les éventuels vaccins que le Canada attend pourront y être acheminés par des fournisseurs du secteur privé, dont celui de Moderna qui devrait être le deuxième à recevoir le feu vert de Santé Canada.

Or, on ne savait toujours pas, jeudi, à quelle date les autorités sanitaires entendaient rendre leur verdict, dans un premier temps, pour le vaccin de Pfizer. Santé Canada se limite à dire que ce sera à peu près en même temps que la Food and Drug Administration (FDA), aux États-Unis, et l’Agence européenne des médicaments. La première pourrait rendre sa décision dès le 10 décembre et la seconde, le 29 décembre.

Aux Communes, le parti conservateur a déposé une motion exhortant le gouvernement Trudeau à dévoiler, d’ici au 16 décembre, la date à laquelle chacun des sept candidats-vaccins commencera à être déployé. La motion, qui devrait être votée lundi, pourrait très bien être adoptée puisque tant le Bloc québécois que le Nouveau Parti démocratique ont envoyé le signal qu'ils allaient l'appuyer.