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Les gens apprennent à déjouer le système, croit Vincent Guzzo

TVA Nouvelles

Tandis que les PME du Québec peinent à survivre aux impacts de la COVID-19, l’homme d’affaires Vincent Guzzo propose de fermer les magasins de grandes surfaces pour sauver les entreprises locales.

Pour lui, ce serait l’occasion de faire un juste retour des choses.

«L’idée était plus de faire soulever le fait que ça fait deux mois qu’on est fermé et les cas positifs ne font rien d’autre qu’augmenter. Pourquoi on ne fait pas le contraire maintenant?» lance M. Guzzo.

Ainsi, il propose la réouverture des restaurants, des gymnases, des cinémas et autres qui ont été contraints de fermer en décembre et janvier et de fermer ceux qui ont pu rester ouverts en octobre et novembre.

«Voyons si les cas vont baisser ou pas. Voyons d’où vient la cause de l’augmentation de tous ces cas-là. On ne peut pas dire que ce sont les restaurants ou les cinémas qui sont la cause de la flambée du mois d’octobre et de novembre», indique le propriétaire des cinémas Guzzo.

À maintes reprises, le gouvernement a justifié sa décision plaidant que les restaurants étaient des lieux de socialisation propices à la contagion. Un argument qui ne tient pas la route, selon Vincent Guzzo.

«La réalité c’est que ça ne prend grand temps pour que le monde réalise que je n’ai pas le droit d’aller voir ma grand-mère chez elle, donc je vais regarder si ma grand-mère s’en va au Carrefour Laval et je vais y aller moi aussi», dit-il.

Selon lui, la population comprend de mieux en mieux comment déjouer le système que Québec a mis en place.

«Quand le monde commence à contourner les règles, c’est un symbole qu’il y a une perte de crédibilité de la part des personnes qui sont en train de leur expliquer de se confiner ou d’éviter ça», plaide M. Guzzo.

«Le message que je veux dire, c’est ‘vous ne voulez pas avoir 250 personnes dans une salle de cinéma de 500, mais vous mettez 500, 600, 800 personnes dans un Costco ou dans un Walmart», critique-t-il.