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Pandémie: «Les trois prochains mois vont être les pires»

Patrick Bellerose | Journal de Québec

Malgré la fatigue après neuf mois de restrictions sanitaires, les Québécois doivent s’attendre à traverser le pire de la pandémie, prévient François Legault, jusqu’à l’arrivée du printemps et des vaccins.  

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«C'est certain qu'actuellement, quand on regarde entre autres tout ce qui se passe aux États-Unis, ce qu'on nous dit, c'est que les trois prochains mois vont être les pires de la pandémie», a laissé tomber le premier ministre en conférence de presse jeudi, quelques minutes après avoir annulé les rassemblements de Noël.  

En raison de la proximité avec nos voisins américains, François Legault s’attend à ce que la situation se détériore aussi au Québec, avant de s’améliorer. «On ne peut pas penser qu'on est sur une planète différente», dit-il.  

Un peu partout, le mois de novembre a été difficile. La France a carrément dû se reconfiner. Plus près de nous, l’Ontario a également confiné les régions de Toronto et de Peel. L’Alberta, elle, fait face à une explosion des cas. Mercredi, la province de l’Ouest enregistrait 1685 nouveaux cas, malgré une population deux fois plus petite que celle du Québec.  

François Legault compare le défi qui attend les Québécois à la dernière étape d’un marathon. «Vous savez, ceux qui ont déjà essayé le marathon, ce n'est pas les premiers kilomètres qui sont difficiles, c'est les derniers kilomètres, puis là, bien, ça fait neuf mois que les Québécois font des efforts, mais les plus difficiles, ça va être les trois, quatre prochains mois», a-t-il déclaré.  

«Donc, il faut continuer les efforts, ne pas se décourager, se dire que le vaccin s'en vient, puis on veut être le plus possible à la ligne d'arrivée», a-t-il ajouté.  

Transmission communautaire   

À ses côtés, le directeur national de la Santé publique a d’ailleurs exhorté les Québécois à redoubler d’efforts pour aplatir la courbe des infections qui augmente lentement mais sûrement. 

Photo Stevens Leblanc

«Les chiffres sont assez alarmants pour que, dès maintenant, on applique les consignes qui sont là. [...] Parce que, si on veut vraiment épargner notre système de santé, il faut que les cas baissent au maximum», affirme Dr Horacio Arruda.  

Contrairement au printemps dernier, où le virus avait frappé principalement dans les CHSLD, la transmission est désormais communautaire. «Cette fois-ci, le virus, il est partout à côté de vous, souligne Dr Arruda. [...] Donc, il y a un potentiel de transmission communautaire qui est très élevé, beaucoup d'éclosions un peu partout.»  

Se voir dehors   

Pour l’épidémiologiste Nimâ Machouf, le temps froid risque en effet de compliquer la lutte contre la COVID-19, en raison des risques de transmission accrus à l’intérieur.  

«Quand on a commencé la COVID ici, on était au mois de mars. Trois mois plus tard, on était déjà à l’été et on pouvait ouvrir les fenêtres, aller à l’extérieur, ventiler, a-t-elle fait remarquer sur les ondes de LCN. Maintenant, à la deuxième vague, trois mois plus tard, on est dans le gros de l’hiver où on va être enfermés, a-t-elle poursuivi. Ça va être très dur. Alors, il faut qu’on fasse gaffe. Il faut qu’on soit responsables.» 

Son conseil pour voir quelques proches et combattre la déprime? Organiser des activités à l’extérieur!   

- avec la collaboration de TVA Nouvelles

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