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Tentative de meurtre sur son ex-conjointe: 15 ans d'emprisonnement pour Cloutier Gaumond

Catherine Bouchard | Journal de Québec

Bloc justice

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Olivier Cloutier Gaumond, accusé de tentative de meurtre sur son ancienne conjointe il y a deux ans jour pour jour, a été condamné à 15 ans de prison avec possibilité de libération conditionnelle, jeudi matin, au palais de justice de Montmagny.

Lors de la lecture de la sentence, le juge Sébastien Proulx a tenu compte du temps passé sous garde et de la détention provisoire de l’accusé, ce qui fait que le temps réel de la peine infligée à Cloutier Gaumond est de 11 ans et 361 jours.

Cette sentence s'applique aux autres chefs d’accusation dont l’accusé fait l’objet, soit tentative de meurtre, introduction par infraction dans une résidence, méfait et bris d’engagement.  

La nuit du 3 décembre 2018, Cloutier-Gaumond s’est rendu à la résidence de son ex-conjointe, Vicky Langlois, dans la municipalité de Buckland, dans Bellechasse. Muni d’une massue artisanale attachée à sa ceinture, il s’est introduit dans la résidence en fracassant une fenêtre. Il s’est ensuite rendu dans la chambre de la victime, alors qu’elle dormait, et l’a frappée à la tête à plusieurs reprises à l’aide d’un marteau.  

Il a quitté les lieux en laissant la victime pour morte. Celle-ci n'a repris connaissance qu’au petit matin et a appelé les secours, avant d’être transportée à l’Enfant-Jésus.

Une escalade de délits 

Avant cette terrible agression, la victime a vécu un enfer avec une escalade de délits de l’accusé qualifiés «d’intimidants» et «d’apeurants» par le juge Proulx.  

Entre octobre et novembre de la même année, l’accusé a notamment effectué une plainte au MAPAQ dans le but de nuire à l’entreprise de la victime, il a aussi sectionné les freins de sa voiture lui causant un accident et a volé à deux reprises son compteur d’Hydro-Québec la privant ainsi d’électricité.

L’été dernier, la victime avait livré un témoignage des plus poignants au sujet des séquelles qu’elle conservera à vie, à la suite de son agression.

Elle a dû subir plus d’une dizaine de chirurgies. Les médecins ont notamment dû reconstruire complètement le côté droit de son visage et elle a perdu un œil.

Elle doit porter un casque en permanence pour protéger son cerveau, puisque les médecins ne sont toujours pas parvenus à reconstruire sa boîte crânienne. Mme Langlois n’est pas au bout de ses peines. En plus des séquelles psychologiques, d’autres chirurgies de reconstruction sont à venir et celles-ci ne sont pas sans risques.