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Vaccination: l'opposition demande un plan d'ici deux semaines

Émilie Bergeron

Les conservateurs exhortent le gouvernement Trudeau à fournir un plan détaillé de déploiement des différents candidats-vaccins contre la COVID-19 au Canada d’ici au 16 décembre.

Ils utilisent leur journée d’opposition, jeudi, pour mettre de l'avant une motion en ce sens.

«Alors que des pays entiers vont sortir du confinement, les Canadiens vont les regarder avec incompréhension. Pourquoi sommes-nous si en retard?», a lancé le chef conservateur Erin O’Toole.

Plusieurs pays, comme les États-Unis, le Mexique et l’Allemagne, évoquent le début de la vaccination dès décembre. Le Royaume-Uni, qui vise aussi pareil calendrier, a été le premier dans le monde à approuver un vaccin, soit celui développé par Pfizer et BioNtech.

Santé Canada, tout comme l’Agence européenne des médicaments et la Food and Drug Administration des États-Unis, n’a pas complété son étude du candidat-vaccin, l'un des quatre qu'il passe en revue.

N’empêche, même si le sceau d’approbation tant attendu n’a pas été donné, la motion conservatrice réclame la divulgation d’un rapport détaillé. Pour chacun des sept candidats-vaccins pour lesquels Ottawa a réservé des doses, elle demande à savoir «la date à laquelle [il] commencera à être déployé au Canada et les taux de vaccination mensuels prévus». La motion conservatrice demande aussi des précisions sur la façon dont les doses seront entreposées.

Pressé de questions, M. O’Toole a paru nuancer ses exigences pour obtenir des dates précises. «Sans avoir une date spécifique, peut-être, si on a un vaccin [...] en février par exemple, quel est le plan immédiatement après ça? Est-ce qu’on a des congélateurs pour les vaccins de Pfizer? Quel est le plan pour les communautés rurales, pour les communautés autochtones, pour nos forces armées?», a-t-il énuméré.

Le chef bloquiste Yves-François Blanchet a de son côté indiqué que son parti est d'accord avec «l'esprit de la motion conservatrice».

Les autorités sanitaires canadiennes évitent de fournir un calendrier de distribution précis, soulignant que trop d’inconnus demeurent sur la date exacte d’approbation et les problèmes qui pourraient ensuite survenir, à l’échelle mondiale, au niveau de la fabrication et de la livraison.

Santé Canada a néanmoins indiqué, la semaine dernière, que trois millions de Canadiens seront vaccinés entre janvier et mars si tout va comme prévu. Le rythme devrait ensuite augmenter et le premier ministre Justin Trudeau estime que la majorité de la population pourrait être vaccinée d’ici septembre prochain.

Les experts de Santé Canada doivent faire le point dans une séance d'information cet après-midi.

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