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Hausse des cas chez les personnes de 80 ans et plus

Agence QMI

Le nombre de nouveaux cas de COVID-19 a crû de 12 % au Québec comparativement à la semaine dernière, selon les données de l’Institut national d'excellence en santé et en services sociaux (INESSS), qui font aussi état d’une croissance inquiétante des infections chez les 80 ans et plus.

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Tous les indicateurs analysés par l’Institut montrent une augmentation du nombre de cas de la maladie à coronavirus et des hospitalisations dans les semaines à venir, comme quoi la crise sanitaire est loin de s’estomper en attendant les vaccins.

Cette augmentation des cas est surtout centralisée dans le Grand Montréal et est due entre autres aux éclosions dans les résidences pour personnes âgées, ce qui inquiète les autorités.

Malheureusement, une tendance se dessine et fait craindre le pire, l’INESSS confirmant que les infections chez les gens de 80 ans et plus sont en croissance depuis trois semaines.

Les quelque 800 hospitalisations actuelles à travers la province devraient croître, car 464 nouveaux malades diagnostiqués entre le 23 et le 29 novembre présentent un risque élevé d’hospitalisation. Il s’agit, selon l’INESSS, d’un bond de 19 % par rapport à la moyenne des quatre dernières semaines, alors que celle-ci s’élevait à 389.

Toutefois, on note dans le rapport de vendredi que «les projections suggèrent que les capacités hospitalières devraient être suffisantes au cours du prochain mois».

Mais les régions étant distinctes, Montréal demeure sous surveillance au chapitre des hospitalisations. «Il ne devrait pas y avoir de dépassement des capacités hospitalières dédiées pour le prochain mois», écrit l’INESSS.

L’Institut précise que dans certaines régions un «dépassement des capacités hospitalières dédiées en lits réguliers ne peut toujours pas être exclu», ce qui pourrait faire en sorte que la «marge de manœuvre de certains hôpitaux au sein des régions les plus affectées pourrait se fragiliser davantage».

Le ministre Dubé inquiet

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, n’a pas caché son inquiétude vendredi après avoir pris connaissance du plus récent portrait brossé par l’INESSS.

«Contrairement aux dernières semaines, où le portrait global de la pandémie affichait une relative stabilité, nous constatons ces derniers jours des signes inquiétants d'aggravation de la situation, notamment du côté des hospitalisations dans certaines régions», a-t-il dit, par communiqué.

«La décision que nous avons prise de ne plus permettre les rassemblements de Noël en zone rouge reflète notre désir de ne prendre aucun risque, en appui aux équipes du réseau de la santé et des services sociaux, a-t-il poursuivi. Nous devons tout mettre en œuvre pour éviter le débordement de nos hôpitaux, et j'invite les Québécoises et les Québécois à redoubler d'efforts pour que nous puissions faire diminuer le nombre de cas.»