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Les vaccins «ne signifient pas zéro COVID», prévient l'OMS

Agence France-Presse

L'arrivée de plusieurs vaccins efficaces contre la COVID-19 et l'optimisme qui l'accompagne ne doit pas faire baisser la garde, parce qu'ils n'élimineront pas le virus, a mis en garde l'Organisation mondiale de la santé vendredi.

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«Les vaccins ne signifient pas zéro COVID», a affirmé Mike Ryan, chargé des situations d'urgence à l'agence onusienne, expliquant qu'à eux seuls les vaccins ne «pourront pas faire le boulot».

«Nous avons atteint (...) un point d'inflexion de la pandémie. Nous demandons aux gens de continuer à faire des efforts» face à la COVID-19, a-t-il ajouté.

À ses côtés, la responsable de la gestion de la pandémie à l'OMS, l'Américaine Maria Van Kerkhove, a appelé la population à «réfléchir vraiment à ce que vous faites» pendant la période des fêtes de fin d'année afin de limiter la transmission du coronavirus.

«Les décisions que nous prenons maintenant (...) peuvent signifier la vie ou la mort pour nous, pour notre famille», a-t-elle dit.

La pandémie de coronavirus, qui a contaminé plus de 65 millions de personnes et en a tué plus de 1,5 million, a recommencé à accélérer dans le monde, alors que les projets de vaccination massive se précisent dans plusieurs pays.

«Les progrès réalisés dans le domaine des vaccins nous remontent à tous le moral et nous pouvons maintenant commencer à voir la lumière au bout du tunnel», a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Mais il a mis en garde contre le «sentiment croissant que la pandémie est terminée».

Plusieurs responsables de l'OMS ont également mis en garde pendant la conférence de presse contre le faux sentiment de sécurité que peuvent procurer les vaccins.

«Alors que les vaccins sont en train d'être déployés, les gens devront continuer à respecter les mesures de santé publique afin que tout le monde soit protégé», a souligné M. Tedros.

Le chef de l'OMS a par ailleurs salué l'annonce faite par le président élu Joe Biden et les anciens présidents américains Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton qui se sont dits prêts à se faire vacciner publiquement contre la COVID-19 afin d'encourager leurs concitoyens à en faire de même.

«C'est une bonne idée. Je serais heureux de faire la même chose. Mais en même temps, je dois m'assurer que c'est mon tour, parce que je ne veux pas prendre le vaccin» de quelqu'un d'autre, a-t-il affirmé, interrogé à ce sujet.

Il a également annoncé que la coalition contre le coronavirus lancée par l'OMS et baptisée Covax (COVID-19 Vaccine Global Access; accès mondial au vaccin contre la COVID-19) avait obtenu 700 millions de doses de trois types de vaccins, sans toutefois préciser lesquels.

Covax a été mis en place pour s'assurer que les vaccins seront distribués équitablement.

«Et l'année prochaine, nous avons l'intention d'utiliser des fonds supplémentaires pour garantir qu'au moins deux milliards de doses de vaccins sûrs et efficaces soient disponibles dans le monde», a-t-il détaillé.

Ces vaccins seront d'abord utilisés par les personnels de santé et travailleurs sociaux. Ils seront ensuite déployés pour couvrir 20% de la population des pays participant à ce mécanisme.