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Québec investit dans la formation des policiers autochtones

Vincent Larin | Agence QMI

Capture d'écran TVA Nouvelles

Québec va investir pour améliorer les pratiques policières à l’endroit des autochtones et lutter contre la violence vécue par les femmes et les filles autochtones, a appris l’Agence QMI.

Un mois après sa nomination à titre de ministre responsable des Affaires autochtones, l’ancien policier Ian Lafrenière poursuit ses annonces afin de répondre aux appels à l'action contenus dans le rapport Viens et pour lesquels Québec a réservé 200 millions $.

Dans une annonce conjointe avec ses collègues de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, et de la Condition féminine, Isabelle Charest, M. Lafrenière annoncera vendredi une somme d’environ 18 millions $ pour bonifier l’aide offerte aux corps policiers autochtones.

Le président de l’Association des directeurs de police des Premières Nations et des Inuits du Québec, Shawn Dulude, devrait être aux côtés du groupe.

En coulisse, on souligne que les mesures annoncées permettront de faire d’une pierre deux coups en répondant aussi à des recommandations formulées par la Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle des mineurs, initiés à la demande de M. Lafrenière, dans son rapport final déposé jeudi.

L’investissement de Québec vise ainsi à offrir de la formation continue aux agents des corps policiers autochtones de la province en matière de violence conjugale et familiale, d’exploitation sexuelle des mineurs ainsi qu'en enquête.

De l’argent sera aussi mis de côté pour permettre aux policiers des corps autochtones et à leurs aspirants policiers d’accéder à des cours et à du perfectionnement professionnel offert à l’École nationale de police du Québec, à Nicolet.

Québec s’attaque ainsi au problème du sous-financement chronique des corps de police autochtones dont faisait état l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) dans son rapport publié en juin 2019.

L’argent annoncé vendredi doit aussi permettre de réaliser un état de situation de ces services policiers et de soutenir financièrement l'Association des directeurs de police autochtone.

Le gouvernement souhaite ainsi soutenir le développement des corps policiers à travers la province. La Régie intermunicipale de police Roussillon qui dessert plusieurs municipalités de la Rive-Sud de Montréal est donnée en exemple comme un modèle potentiel de corps policier autochtone qui permettrait de desservir plusieurs communautés.