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Vaccination prioritaire: un comité fédéral précise ses recommandations

Émilie Bergeron | Agence QMI

Un groupe d’experts mis sur pied par le gouvernement fédéral recommande que le personnel et les résidents de centres pour personnes âgées soient parmi les premiers Canadiens à être vaccinés contre la COVID-19 au moyen de six millions de doses attendues à partir de janvier.

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Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) a réduit sa liste des groupes prioritaires à quatre catégories dans un rapport publié vendredi.

«Ces quatre groupes ont été façonnés en considérant les prévisions que nous recevrons six millions de doses», a affirmé l’administratrice en chef de la santé publique du Canada, la Dre Theresa Tam, qui a obtenu les recommandations.

Les autorités canadiennes s’attendent à ce que trois millions de Canadiens puissent être vaccinés, à raison de deux doses par personne, entre janvier et mars. On mise sur les vaccins de Pfizer et de Moderna, qui devraient être les premiers approuvés par Santé Canada.

Le CCNI inclut tant les résidents des établissements de soins de longue durée que d’autres centres pour aînés dans son premier groupe identifié comme prioritaire. Dans une autre catégorie, on cible les Canadiens de 70 ans et plus en signalant toutefois qu’il vaudrait mieux vacciner «en commençant par les adultes de 80 ans et plus, puis en diminuant la limite d’âge par tranches de cinq ans».

Le groupe d’experts présidé par la Québécoise Caroline Quach recommande aussi de vacciner prioritairement les travailleurs de la santé qui ont des contacts directs avec les patients ayant la COVID-19. «Cette mesure peut être étendue à d’autres travailleurs de la santé en fonction de la disponibilité ultérieure des doses de vaccin», écrit-on.

Finalement, le quatrième groupe prioritaire est celui formé par des adultes vivant dans des communautés autochtones où la contamination peut vite avoir des effets disproportionnés.

Écoutez l'entrevue sur QUB Radio avec Alain Rayes, député de Richmond-Arthabaska et ministre du Cabinet fantôme responsable du Patrimoine canadien, des Langues officielles et de Développement économique du Québec pour le Parti conservateur:

 Le sous-administrateur en chef de la santé publique a rappelé qu’il reviendra aux provinces, ultimement, de décider qui est vacciné en premier.

On ne savait toujours pas, vendredi, à quelle date devrait survenir une première approbation de Santé Canada et quand pourrait commencer la distribution. Santé Canada se limite à dire que son feu vert pour le vaccin de Pfizer viendra environ en même temps que la Food and Drug Administration (FDA), aux États-Unis, qui devrait trancher dès le 10 décembre.

Le premier ministre Justin Trudeau a d’ailleurs défendu le processus canadien d’approbation, vendredi, en point de presse devant sa résidence de Rideau Cottage. S'il a qualifié de «très encourageante» la nouvelle que le Royaume-Uni a approuvé le vaccin de Pfizer, il a insisté sur le fait que les autorités sanitaires poursuivaient leur examen «indépendant».

«C’est important qu’on s’assure que le vaccin soit efficace et sécuritaire pour les Canadiens et qu’il respecte nos standards. L’analyse d’un vaccin, ça représente des centaines de pages de données», a-t-il ajouté en précisant que des ressources supplémentaires sont allouées à Santé Canada.

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