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La COVID-19 prive une municipalité de premiers répondants

TVA Nouvelles

Tout le monde a dû s’adapter lorsque la COVID-19 a explosé au Québec.

C’est le cas des premiers répondants, qui ont dû changer leur manière de faire. Alors que les villes ont eu l’autorisation de revenir à la normale dès le mois de mai, ça n’a pas été le cas pour la municipalité de Sainte-Brigitte-de-Laval, dans la région de Québec.

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Ces mesures ont d’ailleurs causé de sérieux délais à deux personnes, qui avaient besoin d’une aide d’urgence. 

Ainsi, les premiers répondants de Sainte-Brigitte-de-Laval sont uniquement déployés lorsque des vies étaient en danger.

Une mère de famille a été boudée par les premiers répondants, jeudi dernier, lorsque son bébé de 11 mois a été victime d’un malaise. Victime de convulsions, l’enfant a reçu de l’aide 30 minutes plus tard de la part d’une ambulance alors que les premiers répondants ne se sont jamais déplacés. 

Les citoyens ne comprennent pas la décision de la municipalité de ne pas revenir à l’ancienne codification.

«On est dans une situation d’urgence et on entend dire : les premiers répondants que vous payez via vos taxes ne viennent pas chez vous, car il y a la COVID, lance le père de famille François-Charles Simard. Est-ce qu’on peut vivre dans un monde civilisé?»

«Je comprends le risque de la COVID-19, mais présentement, ne pas avoir de soins d’urgence, ils nous exposent à un risque plus important que la COVID-19», ajoute la citoyenne Patricia Paradis.  

En fin de journée samedi, la Ville de Sainte-Brigitte-de-Laval a signifié son intention de réadapter le niveau d'intervention des services de premiers répondants à la hausse, comme c'était le cas avant la pandémie. Le CIUSSS de la Capitale-Nationale dit dailleurs avoir débuté ses démarches.