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Le Québec indépendant de PSPP protégerait les sièges sociaux

Julien McEvoy | Le Journal de Montréal

Paul St-Pierre Plamondon, Chef du PQ

Photo d'archives, Marc Desrosiers

Paul St-Pierre Plamondon, Chef du PQ

Le Québec souverain de Paul St-Pierre Plamondon imposerait trois conditions aux entreprises dans lesquelles il investirait, dont un engagement à ne pas déplacer leur siège social pour une durée de 25 ans. 

Le chef du Parti québécois (PQ) a fait cette déclaration dans le cadre de l’émission Mêlez-vous de vos affaires, diffusée vendredi à QUB radio. Ces entreprises ne pourraient jamais utiliser les paradis fiscaux et devraient s’engager à ce que le salaire de leurs dirigeants soit plafonné, a-t-il ajouté. 

« Nos sièges sociaux quittent et on devient une économie de succursale », a déploré M. St-Pierre Plamondon. 

Cette « succursalisation » de l’économie du Québec n’a jamais été aussi évidente que dans le cas de Bombardier, selon lui. La multinationale a bénéficié d’un investissement de 1,3 milliard $ de la part de Québec en 2015, ce qui n’a pas empêché l’entreprise d’être vendue en pièces détachées par la suite. 

Pour le chef du PQ, le gouvernement s’est habitué à investir sans contreparties. « On fait des chèques et on ne demande rien en retour », a-t-il lancé. Il est donc impératif, pour le PQ, d’obtenir des garanties que les sièges sociaux sont ici pour rester. 

Une dette « effroyable »

Ces positions économiques sont incluses dans le « projet national » du PQ dévoilé lors du premier Conseil national de son nouveau chef, à la fin novembre. 

Ce document, qui servira à construire la plateforme électorale du parti dans moins de deux ans, évoque aussi un éventuel budget de l’an 1.

Et ce budget inclurait-il une part de la dette canadienne, laquelle augmente rapidement en ces temps pandémiques ? 

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« Évidemment, on va ramasser une grande partie de la dette astronomique qu’est en train de générer le gouvernement Trudeau », a dit le chef du PQ, vendredi. 

Il relativise toutefois cette dette « effroyable » que le Canada est en train d’accumuler. « Une fois qu’on consolidera la dette canadienne et québécoise, on se retrouvera avec un ratio dette-PIB qui est jouable. Il ne faut pas dramatiser, même si ce qu’on voit à Ottawa est inquiétant. »