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Steeve Diamond: d'humoriste à enseignant

Bruno Lapointe | Journal de Montréal

Steeve Diamond

Photo courtoisie

L’imitateur Steeve Diamond devait présentement se trouver sur les scènes de la province dans le cadre d’une toute nouvelle tournée. Mais, pandémie oblige, c’est devant une bande d’enfants qu’il passe désormais ses journées à leur enseigner l’anglais dans une école primaire.

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L’imitateur était fin prêt à donner le coup d’envoi de sa nouvelle tournée québécoise, après des années passées à l’étranger. Les salles étaient réservées, le rodage terminé. Puis, la pandémie est venue mettre un frein à cet élan. La première de ce spectacle, initialement prévue au printemps, a d’abord été remise à l’automne.

Steeve Diamond

Photo d'archives

Puis, devant la ténacité du virus, la tournée entière a été mise sur la glace. 

Après quelques mois sans travail, Steeve Diamond en a eu assez.

«Le printemps a été tellement long. C’est pas vrai que j’allais rester là les bras croisés encore plusieurs mois. Il fallait que je fasse quelque chose», explique-t-il. 

Embauché rapidement

Steeve Diamond

Photo d'archives

C’est au cours d’un souper entre amis – dans le respect des règles sanitaires, bien sûr – que Steeve Diamond a été avisé du manque criant de personnel dans les écoles. Ayant lui-même amorcé des études en enseignement de l’anglais à la fin des années 1990, l’imitateur a rapidement envoyé son curriculum vitae à la Commission scolaire Les Affluents, dans Lanaudière. 

Quarante-huit heures et une entrevue virtuelle plus tard et il se retrouvait debout devant une classe entière à l’école primaire aux-Quatre-Vents, à Saint-Sulpice. Depuis, il enseigne à raison de quatre jours par semaine à cinq groupes d’élèves. 

«Je n’avais jamais pratiqué le métier d’enseignant, alors ça a été tout un stress. Mais tout s’est bien passé. J’ai été vraiment bien épaulé par toute l’équipe et là, je me sens réellement sur mon X. Je pense que je suis un prof cool», raconte Steeve Diamond. 

«J’ai donné ma parole»

Malgré cette nouvelle passion, l’imitateur avoue avoir hâte de remonter sur scène pour y emprunter les voix de Prince, de Pavarotti, de Tom Jones et autres Ginette Reno. Mais pas au détriment de ses élèves. Steeve Diamond entend donc respecter son engagement auprès de l’école aux-Quatre-Vents jusqu’à la fin des classes.

Et qui sait, peut-être même poursuivre l’expérience au-delà de cette année scolaire...

«J’ai donné ma parole. Je ne les laisserai pas tomber. J’adore vraiment travailler avec ces jeunes-là. Je ne me verrais pas abandonner la scène, c’est ma passion, c’est ce qui me fait le plus vibrer. C’est qui je suis. Mais si je peux trouver une manière de concilier la scène et l’enseignement, je serais vraiment heureux», termine-t-il.