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Yannick De Martino: humoriste à scénariste de jeux vidéo

Raphaël Gendron-Martin | Journal de Montréal

Yannick De Martino

Courtoisie Michel Grenier

Yannick De Martino venait de lancer officiellement quatre mois plus tôt son premier one-man show, Les dalmatiens sont énormes en campagne, lorsque la pandémie a frappé au Québec. Ne sachant pas quand il pourra reprendre sa tournée, l’humoriste s’est tourné vers les jeux vidéo. 

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Yannick De Martino a toujours été amateur de jeux vidéo. « Il y a cinq ans, quand je me suis séparé de mon ex-copine, je suis allé m’acheter des consoles PS4, Wii U, Nintendo et Sega Genesis dans la même journée ! » lance-t-il en riant. 

Yannick De Martino /crédit Michel Grenier

Photo courtoisie, Michel Grenier

Cet été, voyant que l’avenir à court terme des spectacles était encore incertain, il s’est mis à envoyer des messages à différents contacts qu’il avait dans ce milieu. « J’ai animé pendant deux ans les Numix, qui remettent des prix à des gens qui se sont démarqués dans le monde numérique », explique-t-il. 

Au début de l’automne, il a commencé à travailler pour la boîte québécoise de jeux vidéo Boréalys. « J’ai été engagé avec mon ami auteur, Gabriel Allaire, dit-il. On travaille sur un jeu comme designers narratifs. On crée la trame narrative. Plus tard, on va écrire les dialogues. » 

Aller plus loin 

Le jeu devrait sortir dans un peu plus de deux ans sur toutes les consoles de salon. Il est de style roguelike. « C’est un principe de jeu où il y a plusieurs donjons et le joueur doit combattre des monstres pour gagner des trésors », explique Yannick. 

Qu’aime-t-il des jeux vidéo sur le plan créatif ? « Les possibilités sont infinies, répond-il. Je me suis tellement souvent fait dire que c’était trop absurde, ce que j’écrivais en humour. Dans les jeux vidéo, pour la première fois, on me dit que je peux aller encore une coche plus loin. » 

L’humoriste songeait depuis un certain moment à aller travailler dans ce milieu. « Mais sans la pandémie, ç’aurait peut-être été un rêve que j’aurais convoité, sans jamais le réaliser. Et plus tard, je l’aurais regretté. » 

Même s’il ne compte pas délaisser l’humour, Yannick De Martino se verrait très bien jongler avec les deux carrières le jour où les tournées seront à nouveau permises. « Pour l’instant, je travaille à distance sur le jeu vidéo et ce serait donc compatible avec mon horaire d’humoriste. »