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Immobilier résidentiel: la COVID-19 n’a pas estompé l’effervescence du marché

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Joël Lemay / Agence QMI

La pandémie de COVID-19 semble avoir aiguisé l’appétit pour l’achat de propriété au cours des cinq prochaines années dans la région de Montréal où les intentions d’achat et de vente sont en hausse, selon une étude publiée mardi.

Quelque 30 % des ménages de la région métropolitaine de Montréal envisagent l’achat d’une propriété, révèle l’enquête commandée par l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ), le Fonds immobilier de solidarité FTQ, la Société d’habitation du Québec (SHQ) et l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (SPCIQ).

Cette hausse des intentions de 4 points par rapport à la dernière enquête de 2018 s’explique par deux facteurs: la volonté des locataires montréalais d’accéder à la propriété et le désir d’avoir une résidence secondaire pour les ménages déjà propriétaires.

«Il faut s’attendre à un marché de la revente encore favorable aux vendeurs au cours des prochaines années, car l’enquête démontre clairement que la demande restera potentiellement soutenue», a expliqué Charles Brant, directeur du Service de l’analyse du marché de l’APCIQ.

Le coup de sonde en ligne mené auprès de 5000 répondants indique que les premiers acheteurs représentent 48 % des futurs potentiels acheteurs, alors que 15 % prévoient l’achat d’une résidence secondaire d’ici cinq ans.

Pour concrétiser leurs projets d’achat immobilier, davantage de ménages envisagent de quitter la région de Montréal, selon l’enquête.

Ainsi, 13 % des résidents de la région métropolitaine de recensement (RMR) qui se confond avec le territoire de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMR), comptent acheter en dehors de ce territoire.

«Le télétravail permettra effectivement à certains ménages de s’éloigner des grands centres. Mais on est loin de l’exode», a nuancé Paul Cardinal, directeur du Service économique de l’APCHQ.

La pandémie n’a pas empêché l’attrait que suscitent les copropriétés, puisque 20 % des sondés considèrent sérieusement cette perspective, soit le même taux qu’en 2018.

«Huit futurs acheteurs sur dix considèrent la présence d’un balcon privé comme très importante, ce qui peut certainement s’expliquer par l’expérience de confinement que les Montréalais viennent de vivre», a observé Normand Bélanger, président directeur général du Fonds immobilier de solidarité FTQ.

À l’échelle de la province, c’est un Québécois sur quatre qui a comme projet l’achat d’une propriété résidentielle d’ici 2025, un résultat similaire constaté en 2018.