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Trudeau pressé d'agir sur la loi 101

Photo Agence QMI, Marc Desrosiers

Les partis d’opposition aux Communes pressent le gouvernement Trudeau d’agir dès maintenant pour assujettir les entreprises à charte fédérale à la loi 101, dans la foulée de l’appui en ce sens de six ex-premiers ministres québécois.

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Pierre Marc Johnson, Daniel Johnson, Lucien Bouchard, Jean Charest, Pauline Marois et Philippe Couillard ont exprimé leur soutien, mercredi, à ce que la Charte de la langue française s’applique à de telles entreprises en sol québécois, comme les banques et les compagnies de télécommunications.

Dans la foulée, M. Blanchet a invité les libéraux de Justin Trudeau à faire en sorte que les élus fédéraux se prononcent bientôt sur un projet de loi d’initiative bloquiste visant justement à modifier des lois fédérales pour permettre cet élargissement dans l’application de loi 101.

«Je demande au premier ministre Trudeau d’appeler la loi C-254 pour qu’elle soit votée, puisqu’elle est l’objet d’un très très large consensus de tous les anciens premiers ministres, de l’Assemblée nationale du Québec et de l’essentiel de la Chambre des communes, pour qu’on puisse enfin régler ça», a-t-il dit en point de presse.

«Ça donne l’occasion au premier ministre Trudeau, une fois, pour de vrai, de poser un geste qui démontrera qu’il n’est pas indifférent», a-t-il ajouté.

Durant la période de questions, M. Trudeau a répondu qu’il voulait d’abord attendre que le gouvernement du Québec dépose son projet de loi de réforme de la Charte de la langue française.

«Nous attendons de le voir et nous allons travailler ensemble pour régler ce défi du recul du français au Québec», a-t-il soutenu.

Les conservateurs ont aussi pressé le premier ministre de passer à l'action, leur leader Erin O’Toole demandant ce qu’il attendait pour agir.

Le chef conservateur s’est positionné pour l'application de la loi 101 aux entreprises de juridiction fédérale il y a quelques mois, joignant ainsi sa voix au Nouveau Parti démocratique, aussi en faveur, et au Bloc québécois.

Rappelons que le premier ministre Trudeau a causé une certaine surprise, il y a quelques semaines, en disant appuyer la loi 101 «dans ce qu’elle fait pour le Québec».

«En ce qui a trait à la loi 101, nous reconnaissons que, pour que le Canada soit bilingue, le Québec doit être d'abord et avant tout francophone», avait-il dit aussi aux Communes.

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