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Le compte Facebook d'Ugo Fredette enfin supprimé

Le profil Facebook du meurtrier Ugo Fredette, où on le voyait posant tout sourire aux côtés de celle qu’il a froidement assassiné il y a trois ans, a finalement été supprimé cet après-midi par le géant du web après les demandes répétées de la famille de la victime.

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La situation était extrêmement douloureuse pour la mère de Véronique Barbe, qui peine à faire son deuil.

En entrevue à l’émission Le Québec Matin, Claudette Biard a appelé à des changements importants afin que les criminels n’aient plus le droit d’utiliser des photos de leur victime pour les réseaux sociaux. 

«J’avais une très belle et très bonne relation avec Véronique», raconte Mme Biard, mais depuis les événements, depuis ce drame, je me sens vide et révoltée de voir encore ces photos sur le profil d’Ugo Fredette. 

La mère de la victime avait déjà tenté de faire retirer ces images sur le profil Facebook de l’assassin en contactant l’entreprise. Une lettre avait également été acheminée en prison à Ugo Fredette, qui avait refusé de retirer les photos de sa victime. 

«Avec l’appui de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues (AFPAD) et du sénateur Boisvenu, on travaille fort pour essayer de faire retirer ces photos-là. C’est complètement inconcevable et inacceptable que ça se retrouve encore sur le profil d’un assassin», insiste Mme Biard.

Le sénateur Pierre-Hugues Boisvenu compte notamment déposer en 2021 un projet de loi qui interdirait l’usage public des photos d’une victime par un criminel. 

La dernière option qui s’offrait à la mère de Véronique Barbe d’ici là, était de faire signaler le compte d’Ugo Fredette à Facebook. Pour arriver à le faire désactiver, il faut qu’un nombre significatif de personnes signale le compte en question à Facebook.

«Ça ne me ramènera pas ma fille, mais ça sera un soulagement pour moi et ça m’apportera un semblant de paix intérieure pour que je puisse continuer mon deuil. Mon rêve serait qu’on dépose un projet de loi en mémoire de Véronique pour protéger toutes les victimes et pour ne pas que ça recommence.»

Le 14 septembre 2017, Ugo Fredette a d’abord enlevé la vie de sa conjointe Véronique Barbe, en la poignardant à 17 reprises. Il a ensuite battu à mort Yvon Lacasse, un aîné afin de lui voler sa voiture pour fuir incognito. 

Le meurtrier s’est débarrassé du corps d’Yvon Lacasse dans un boisé des Laurentides avant de poursuivre sa cavale en compagnie d’un enfant de 6 ans ayant assisté aux deux homicides.

Il a été reconnu coupable des deux meurtres. Ces verdicts ont automatiquement entraîné une condamnation à la prison à vie, sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans. 

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