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90% des PME québécoises ont toujours besoin d’aide

Agence QMI

Financial accounting

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Neuf dirigeants de PME de la province sur dix auraient encore besoin de soutien financier pour faire face à la pandémie, a indiqué un récent sondage de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Les dirigeants réclament notamment l’allégement réglementaire, l’amélioration de l’aide aux entreprises et la réduction du fardeau fiscal, a fait savoir le regroupement.

Près de 60% des patrons de PME interrogés demandent alors au gouvernement Legault de réduire la paperasserie.

«Les entrepreneurs mettent toute leur énergie pour surmonter la crise. Près de deux entrepreneurs sur cinq au Québec travaillent beaucoup plus d’heures qu’avant. Réduire la paperasserie, ça veut dire leur offrir une denrée rare : du temps», a ainsi affirmé dans un communiqué François Vincent, vice-président Québec à la FCEI.

Les PME de la province souhaitent également voir une amélioration des programmes de soutien gouvernementaux, favorisant l’offre de subventions plutôt que de prêts.

Et plus de la moitié de ces entreprises espèrent le maintien des programmes d’aide tant que la crise sanitaire durera.

«Nous en sommes au 9e mois de la crise et nous sommes loin d’en être sortis. Les mois à venir seront encore difficiles, or les PME sont actuellement très fragiles», a ajouté M. Vincent.

Ces petites entreprises québécoises doivent aussi faire face au problème majeur de l’endettement.

Près de 57% des propriétaires de PME revendiquent l’établissement d’un taux réduit d’imposition commun à toutes les petites entreprises, alors que presque 40 % d’entre eux demandent la réduction des taxes sur la masse salariale.

Dans son rapport, la FCEI recommande au gouvernement québécois d’apporter les correctifs nécessaires pour assurer la survie des PME pendant le reste de la crise sanitaire, en leur offrant notamment une aide directe.