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Les parents préoccupés par la santé mentale de leurs enfants

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Photo Adobe Stock

Les parents sont préoccupés par la santé mentale de leurs enfants durant la pandémie de COVID-19, selon les résultats préliminaires, dévoilés lundi, d’une étude réalisée sur l’île de Montréal.

Environ 57 % des parents sondés dans le cadre de l’étude EnCORE sont inquiets pour la santé mentale et émotionnelle de leurs enfants. Ces inquiétudes pourraient être liées à la chute de l’activité physique et à une hausse du temps passer devant les écrans. Ces phénomènes ont été constatés par les parents d’un millier d’enfants âgés de 2 à 17 ans fréquentant des écoles et des garderies à Beaconsfield et sur Le Plateau-Mont-Royal.

Selon les chercheurs, 54 % des parents ont indiqué que leurs enfants font moins d’activité physique et que 36 % passent moins de temps à l’extérieur depuis le début de la crise. De plus, 48 % ont affirmé que leurs enfants regardaient davantage un écran à des fins récréatives depuis le début de la pandémie.

«Les parents semblent assurément inquiets non seulement par rapport à la santé de leurs enfants, mais aussi à leur capacité de travailler et à leurs finances», a souligné la responsable du projet, Kate Zinszer, professeure adjointe à l’École de santé publique de l’Université de Montréal et chercheuse au Centre de recherche en santé publique, par communiqué.

Elle a souligné que 53 % des parents sondés ont peur que leur progéniture contracte ce coronavirus. Environ 56 % se soucient de leur capacité de continuer à travailler si quelqu’un dans leur foyer attrape le virus. L’état des finances personnelles préoccupe 32 % d’entre eux.

Cette étude a aussi révélé le taux d’infection à la COVID-19 était très faible. Parmi les 41 % des 1000 enfants testés, 99 % ont reçu un diagnostic négatif.

«Dans ce groupe, des enfants provenant de 10 foyers comptaient également des membres de leur famille qui avaient reçu un résultat positif au test de dépistage du SRAS-CoV-2, pourtant un seul enfant parmi ces foyers avait obtenu un résultat positif», ont rapporté les chercheurs par communiqué.

Des tests sérologiques pour déterminer si des enfants ont été infectés sans le savoir ont été effectués, mais les résultats ne sont pas encore connus.

Cette recherche est appelée à prendre de l’ampleur puisque des enfants et des adolescents dans des écoles et des garderies de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et de Montréal-Nord sont invités à y participer.

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