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Une mutation du virus inquiète à Londres

Une mutation du coronavirus pourrait potentiellement être liée, selon les autorités, à une augmentation «exponentielle» des cas de COVID-19 à Londres et dans certaines régions du sud-est de l'Angleterre.

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Ces régions s’apprêtent d’ailleurs à passer sous le plus haut niveau d'alerte qui implique notamment la fermeture des hôtels, des pubs et restaurants, qui ne peuvent que faire de la livraison ou de la vente à emporter, et des lieux culturels comme les cinémas, théâtres et musées. Il interviendra à 00h01 mercredi.

«Nous devons agir maintenant pour abaisser la courbe», a déclaré le ministre de la Santé Matt Hancock lundi devant le Parlement, dévoilant aux députés qu'une nouvelle «variante» du virus a été détectée au Royaume-Uni.

Celle-ci pourrait être impliquée dans la propagation «exponentielle» du virus dans le sud-est de l'Angleterre, sans que l'on sache «dans quelle mesure».

«Actuellement rien n'indique que cette variante n'ait plus de chances de causer une maladie grave» et «il est hautement improbable que cette mutation ne réponde pas à un vaccin, mais elle montre que nous devons être vigilants et suivre les règles», a ajouté Matt Hancock.

Le passage au niveau d'alerte «très haut» est «essentiel non seulement pour assurer la sécurité de la population mais parce que, nous l'avons vu, des mesures précoces peuvent empêcher davantage de dégâts et plus tard des problèmes sur le long terme», a plaidé le ministre de la Santé.

Les salariés qui le peuvent doivent travailler à domicile et la population doit éviter les trajets non essentiels. Les interactions sociales sont limitées, avec l'interdiction de se mélanger avec des personnes faisant partie d'un autre foyer, y compris à l'extérieur, à quelques exceptions comme les parcs.

Établissements scolaires, magasins, salons de beauté et de coiffure peuvent rester ouverts.

L'un des pays les plus endeuillés en Europe avec plus de 64 000 morts, le Royaume-Uni, qui a connu deux confinements depuis le début de la pandémie, est le premier pays occidental à avoir commencé une campagne de vaccination, après avoir été le premier dans le monde à approuver le vaccin Pfizer-BioNTech

Craignant une telle décision, le maire travailliste de Londres Sadiq Khan avait averti ces derniers jours que le recours au niveau le plus dur de restrictions serait «catastrophique» pour l'hôtellerie-restauration en cette période de Noël.

La nouvelle frappe durement les très nombreux théâtres du West End de Londres. Un «désastre», a réagi le directeur de Theatres Trust, qui représente le secteur. «Les théâtres ont travaillé incroyablement dur pour créer des environnements sûrs pour le public» et risquent des «pertes financières énormes», a-t-il ajouté.

Face à la propagation du virus dans les établissements scolaires du secondaire, le gouvernement a mis en place dès la semaine dernière une campagne de dépistage massif chez les jeunes de 11 à 18 ans dans sept des 32 arrondissements de Londres et dans certaines parties de l'Essex et du Kent.

Deux des «boroughs» de la capitale britannique, ceux de Greenwich et Islington, ont opté pour la fermeture de toutes les écoles.

Mais à Londres, la maladie progresse désormais dans toutes les tranches d'âges et se traduit déjà par une hausse des hospitalisations.

Ces nouvelles restrictions sont imposées à l'approche de la période de Noël, attendue avec grande crainte par les autorités qui ont cependant décidé de desserrer la vis quelques jours à la fin du mois pour permettre les déplacements et de passer cette fête ensemble à trois foyers maximum.

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