/regional/quebec/quebec

Régis Labeaume évoque déjà un prolongement du tramway de Québec

Illustration d'archives

Avant même que le tramway ne soit mis en service, les citoyens de Québec réclameront son prolongement dans plusieurs secteurs de la ville, prévoit Régis Labeaume.

• À lire aussi: Un gel de taxes pour tous à Québec en 2021, comme promis

• À lire aussi: EN IMAGES | Voyez le design retenu pour le tramway de Québec

C’est ce que le maire de Québec a avancé mardi en marge d’un point de presse. « Qu’on commence les travaux du tramway, le premier 22 km, a-t-il suggéré. Je vous garantis que deux à trois ans après le début des travaux, il y a un paquet de monde en ville qui vont commencer à planifier un prolongement. C’est sûr. »

Selon lui, « tout le monde râle. Certains râlent. Mais c’est clair pour moi qu’on va entendre parler de Lebourgneuf, de D’Estimauville. Quand le dossier sera réglé et qu’il n’y aura plus matière à râlement, les gens vont réclamer des prolongements. Ça, c’est avant même de l’avoir emprunté, dans six ans à peu près ».

D’autre part, le maire Labeaume a estimé qu’il devrait s’entendre avec le gouvernement du Québec sur le tracé précis du tramway d’ici janvier 2021. 

« La session [parlementaire] est finie vendredi. On est enlignés sur janvier », a répondu M. Labeaume lorsqu’il a été interrogé sur l’échéancier des discussions avec le ministre des Transports. 

De son côté, Jean-François Gosselin, chef de Québec 21, a répliqué sur Twitter en affirmant « qu’avant de parler de prolongement, il faudrait peut-être s’entendre sur le début et la fin du tracé ».

Pas jaloux de Montréal

Le maire Labeaume a par ailleurs assuré qu’il n’est pas « jaloux » des sommes de 10 milliards $ annoncées mardi pour ajouter 23 stations au Réseau express métropolitain dans le but de desservir l’est de Montréal. Cela dit, ces investissements massifs sont, à ses yeux, « une bonne raison de plus [pour] ne pas tarder à voter et signer tout ce qu’il y a à signer pour démarrer le projet de tramway à Québec. Ça fait beaucoup, à Montréal. C’est correct, je n’ai aucun problème. [...] Ça consolide et ça renforce la valeur de notre projet ». 

D’après son raisonnement, « il y a une question d’équité là-dedans. Quand je vois les projets s’additionner à Montréal, j’ai aucun sentiment de jalousie. Je dis seulement que ça rend le nôtre encore plus pertinent [...] Plus on en met à Montréal plus on devra en mettre à Québec ». 

Chose certaine, M. Labeaume ne réclame pas de hausse au budget de 3,3 milliards $ du réseau structurant. « On ne commencera pas des guerres tribales [avec Montréal] », a-t-il glissé.