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Au cœur d’une histoire de pédophilie bien malgré elle

La jeune chanteuse Laurence St-Martin s’est retrouvée, bien malgré elle, au cœur d’une histoire de pédophilie le mois dernier.

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C’est qu’un homme de 29 ans usurpait son identité sur les réseaux sociaux dans le but de leurrer des adolescentes de 12 à 17 ans. 

Mark Major ciblait les jeunes filles et leur faisait croire qu’il s’agissait d’une campagne de recrutement pour les vidéoclips de la chanteuse dans le but d’obtenir des photos nues. Selon les autorités, l’homme aurait fait des dizaines de victimes.

Laurence St-Martin dit avoir été mise au fait de la situation quand certaines des jeunes filles l’ont approché.

«Les petites filles qui m’ont écrit, je pense que c’est des jeunes filles qui ne ce sont pas fait avoir dans l’arnaque parce qu’automatiquement, elles venaient me voir en me disant ''je pense que t’as une fausse identité''», raconte l’artiste en entrevue à Denis Lévesque.

C’est en demandant aux victimes de lui envoyer les conversations qu’elle s’est rendu compte que le danger était réel.

«Il y en a peut-être deux ou trois petites filles qui se sont fait avoir, je dirais. Et lui envoyait directement des vidéos de pornographie juvénile. C’est à ce moment-là que j’ai eu l’alerte dans ma tête qu’il fallait que je contacte la police», ajoute-t-elle.

Selon Laurence St-Martin, Mark Major aurait même demandé à une des fillettes de le rencontrer en personne.

«Une fois les images obtenues, il aurait tenté d’obtenir davantage de photos et de vidéos de ses victimes en les menaçant de diffuser le matériel déjà en sa possession», indiquait plus tôt cette semaine un communiqué du SPVM.

Pour la musicienne, une simple photo en maillot de bain «était déjà assez grave».

«Je suis super fière et contente que les petites filles m’aient écrit. Et maintenant je suis contente aussi de prendre la parole pour sensibiliser les jeunes à ne jamais envoyer de photos, même si c’est pour de l’argent, même si c’est en maillot de bain pi y pensent que c’est correct», assure-t-elle.

La situation est d’autant plus inacceptable pour elle étant donné qu’il s’agissait d’un homme d’âge majeur qui sollicitait des filles d’âge mineur.

La musicienne ignore pourquoi le suspect a décidé de la prendre comme alter ego.

«Peut-être parce que c’est plus facile? En fait, je ne le sais pas, mais je pense que justement, le fait que je ne suis pas une super [personnalité]... Je ne suis pas Marie-Mai, on s’entend. Je n’ai pas 200 000 personnes qui me suivent», avance-t-elle.

Chose certaine, l’homme n’est pas tombé sur la bonne personne pour mener son stratagème. Laurence St-Martin coopère depuis avec les autorités pour que ces derniers puissent récolter davantage de preuves contre le suspect.

Mark Major a été appréhendé par les policiers à la fin novembre. 

Il a comparu le 26 novembre, au palais de justice de Montréal, sous des accusations de leurre d’enfant, d’incitation à des contacts sexuels, d’obtention de services sexuels d’une personne de moins de 18 ans moyennant rétribution, d’extorsion, de fraude à l’identité ainsi que de production et distribution de pornographie juvénile.

Il est demeuré détenu à la suite de sa comparution.

Les enquêteurs invitent toute personne qui aurait été victime ou qui connaît quelqu’un qui aurait pu être victime de Mark Major à se rendre au poste de son quartier ou à communiquer avec le 911 afin de déposer une plainte officielle.

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