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«On se dit les vraies choses: ça va être un hiver difficile»

Même si la vaccination contre la COVID-19 a débuté au Canada, les mesures de restriction sont encore là pour un moment prévient Justin Trudeau.

Le premier ministre a indiqué à Pierre Bruneau dans son entrevue de bilan d’année ce mercredi que les prochains mois seront «difficiles».

«On se dit les vraies choses: ça va être un hiver difficile. On voit que les vaccins commencent à arriver. Ça va aller mieux, mais il va falloir passer à travers cet hiver avec beaucoup de restrictions», a-t-il dit.

Le gouvernement fédéral ne sait pas encore quelle proportion la population devra être vaccinée avant qu’on puisse lever les mesures comme la distanciation sociale ou le port du masque.

«Ça dépend énormément des analyses que font les scientifiques sur les effets des vaccins (...) Ça prend tu 40%, ça prend tu 60% de la population avant de commencer à pouvoir relâcher les mesures? C’est sûr qu’on a tous hâte. Mais on va se fier, comme toujours, aux experts sur ce cas», a-t-il expliqué.

Justin Trudeau s’est cependant félicité de la livraison rapide de vaccins Pfizer/BioNTech après l’approbation du remède par Santé Canada.

«Nous avions sécurisé des contrats avec plusieurs producteurs potentiels de vaccin. Mais les doses qui ont pu être livrées avant Noël, c’est une très bonne nouvelle. C’est très bien parti!»

Voyez ici l’intégralité de l’entrevue de Justin Trudeau:

Relations avec les provinces   

«Nous avons transféré des milliards de dollars, nous avons acheté pour des milliards en matériel de protection. Nous sommes en train de financer au complet les vaccins, ce n’est pas une préoccupation des provinces. On est là pour appuyer les provinces pendant cette pandémie. Nous serons là encore après. Je me suis engagé à transférer encore plus d’argent pour le système de santé à plus long terme»

Erreurs et PCU   

«C’est sûr que les gens qui font des erreurs par mégarde, sans vouloir tromper le système ne vont pas être punis. Mais pour les fraudeurs, nous avons des mécanismes pour aller les chercher et pour nous assurer qu’ils n’ont pas pris avantage d’une crise pour s’enrichir personnellement aux dépens des autres.»

Impôts   

«Je ne veux pas que les gens se préoccupent de payer les impôts avant la fin de l’année et de payer quoi que ce soit. S’ils ne peuvent pas, on va être là pour les aider. Nous ne sommes pas sortis de cette pandémie et on sera là pour donner l’aide nécessaire.»

Violences faites aux femmes   

«Nous travaillons depuis des années pour améliorer nos outils dans la lutte contre la violence conjugale (...) Nous avons fait beaucoup d’avancées pour investir dans les refuges, dans des systèmes d’appui pour ces victimes, aussi pour les femmes autochtones.»

Polémique PornHub   

«C’est extrêmement inquiet et inacceptable. Nous sommes en train de travailler sur des normes et des règles pour les plateformes en ligne qui seront redevables de leur contenu, que ce soit du contenu terroriste, extrémiste ou criminel comme dans ce cas avec l’exploitation des enfants.»

Loi 101   

«En tant que Québécois et que député montréalais, je suis préoccupé par le recul du français (...) Nous allons en faire plus. J’ai bien hâte de voir le projet de loi que va mettre de l’avant le gouvernement du Québec (...) Nous allons moderniser la loi sur les langues officielles pour protéger le français, partout au pays.»

Élection de Joe Biden   

«On va toujours pouvoir se débrouiller avec les États-Unis, quel que soit le président en place. Mais un petit renouveau, ça va faire du bien, je pense!»

Relations avec Donald Trump   

«Ma job, c’est toujours de m’assurer de la défense des intérêts des Canadiens. Que les gens disent différentes choses à mon égard, ce ne m’a pas vraiment dérangé. L’important, c’est que l’on a livré pour défendre les citoyens et c’est ce qu’on a pu faire.»

2021, année électorale?   

«On verra. C'est un parlement minoritaire et nous allons être en train de prendre de grosses décisions. Les décisions que nous avons pris d'aider les gens, d'aider les artistes, d'inverstir pour aider les plus vulnérables, ce n'est pas n'importe quel gouvernement qui aurait fait ça. Nous allons avoir des déaccords sur comment relancer l'économie. J'espère que le parlement pourra travailler ensemble.»