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Variante de la COVID: «Ça pourrait être une excellente nouvelle», selon le Dr Marquis

L’arrivée d’une nouvelle souche de la COVID-19 repérée notamment Royaume-Uni pourrait être une «excellente nouvelle», selon le chef des soins intensifs de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

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«Une souche plus contagieuse ne veut pas dire nécessairement plus dangereuse, dans le sens où les virus veulent survivre comme nous autres. À un moment donné, ils apprennent qu’ils sont mieux d’être contagieux que d’être mortels», explique le Dr François Marquis.

Le virologue à la retraite Jacques Lapierre corrobore cet avis.

«Ce qu’on nous dit, c’est que les gens ne semblent pas être plus malades. Donc plus facile d’attraper le virus, mais ils ne seraient pas nécessairement plus malades», dit-il.

Le Dr Marquis précise que la mort d’un patient signifie aussi la mort du virus.

«Ça pourrait en fait, paradoxalement, être une excellente nouvelle. Cette souche-là pourrait être plus contagieuse, mais beaucoup moins tueuse», indique le Dr Marquis.

Ceci est dû à une «évolution en accélérée», un phénomène qui n’est pas nouveau ni propre à la COVID, ajoute-t-il.

«Ça prendrait des millions d’années à l’être humain [pour] faire ce même type de changement. Les virus arrivent à le faire en quelques mois. [...] La grippe nous fait le mauvais coup tous les six mois», illustre-t-il.

Jacques Lapierre n’écarte pas non plus l’idée que la mutation du virus pourrait signifier qu’il est moins dangereux.

«Ça pourrait être une avenue. Il pourrait devenir moins dangereux. Chaque fois qu’il y a une mutation chez un virus, ça peut lui donner des caractéristiques qui font qu’il est plus contagieux, qu’il est plus dangereux, moins dangereux et qu’il va résister moins aux anticorps, donc il va peut-être disparaître plus rapidement», dit-il.

Cela est déterminé en fonction de la région du virus qui est affectée par la mutation. Dans le cas de la COVID-19, il semble que ce soit le spicule (l’antigène de surface du virus) de la cellule qui soit touchée. C’est notamment cette partie de la cellule qui permet au virus de s’attacher aux cellules chez l’humain.

«Il n’y a pas nécessairement plus de pics, sauf que ce pic-là a une structure tridimensionnelle qui peut être plus fermée ou plus ouverte. Quand il est ouvert, il a plus de facilité à s’attacher à la cellule», image M. Lapierre.

Le virologue à la reraite note aussi que le coronavirus mute beaucoup moins que d'autres virus à ARN.

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