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Plus de 100 éclosions dans les hôpitaux du Québec

Au Québec, 104 hôpitaux sont présentement aux prises avec des éclosions de la COVID-19. 

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Presque toutes les régions de la province sont touchées, mais c’est à Montréal où la situation est la plus inquiétante, suivie par Québec et la Montérégie. 

À l’Hôpital Charles-Lemoyne de Longueuil, où une éclosion s’est déclarée le 27 novembre, les employés tiennent le coup, mais martèle le même message que le premier ministre François Legault pour les Fêtes : respectez les règles sanitaires. 

«C'est sûr que mon message va à la population en général. Quand on demande des mesures de distanciation et de port du masque, et que des gens ne veulent pas s'adapter à ça. Je pense qu'il ne faut pas penser juste à notre personne, mais bien à tous les gens que ça affecte partout autour de nous», lance André Graveline, un infirmier de l’Hôpital Charles-Lemoyne. 

2000 employés en congé forcé 

La province compte actuellement plus de 2000 employés du réseau de la santé en congé maladie. 

Le taux d’occupation de plusieurs hôpitaux est également alarmant. 

À l’hôpital Pierre-Boucher, lui aussi à Longueuil, ce taux s’élève à 140%. 

L’urgence du Centre Hospitalier Anna-Laberge de Châteauguay aussi déborde. On y dénombre 49 patients pour 32 civières. 

Ces données inquiètent les urgentologues qui craignent de devoir faire des choix difficiles si la tendance se maintient. 

«C'est très difficile parce qu'on coupe beaucoup de choses, dont les salles d'opération. Il y a des gens qui ont des cancers qui sont en attente. Je l'ai vécu personnellement l'année passée. C'est des gens qui attendent pour une opération. On est super stressés», confie la Dre Claire Gosselin, médecin-pathologiste au Centre hospitalier Anna-Laberge. 

La Dre Gosselin déplore d’ailleurs l’attitude des voyageurs qui quittent le pays en pleine pandémie. 

«S’il vous plaît, restez chez vous! Partir dans le Sud, oui, vous êtes tannés. On est tous tannés. Nous autres aussi, en tant que médecins, en tant qu'infirmiers, en tant que techniciens, on veut tous aller dans le Sud, nous autres aussi. Mais on va ramener plein d'affaires, puis c'est nous autres qui payons. Les gens ne comprennent pas du tout ce qui se passe dans les hôpitaux. Ils ne comprennent vraiment pas. C'est ça que je trouve très triste dans tout ça. Puis restez chez vous! C'est sûr qu'on va le propager si on va ailleurs», se désole-t-elle. 

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