/news/tele

Une nouvelle «bulle familiale» pour les publicités du lait

«On ouvre-tu los cados?» Même en temps de pandémie, les Producteurs de lait du Québec sont parvenus à proposer des publicités du temps des Fêtes amusantes, qui laissent un sympathique goût de revenez-y avec leurs répliques rigolotes. 

À ce jour, 2 453 957 vues ont été enregistrées sur le web pour les trois publicités de Noël 2020 des Producteurs de lait, qui mettent en vedette deux parents (Monika Pilon et Jonathan Gagnon) jonglant avec un anglais, un espagnol et une épellation pour le moins boiteux pour leurrer leur fiston (Tom Gohier) quant à la venue imminente du père Noël.

Clins d’oeil 

Le concepteur-rédacteur Guillaume Bergeron et le directeur artistique Marc Guilbault, de l’agence créative lg2, sont responsables des publicités de fin d’année des Producteurs de lait depuis cinq ans. La tablée de marmots scandant «Y’a tu du lait icitte?» (2016), les chansons à répondre réinventées (2017), la séance de questions-réponses avec le père Noël (2018) et les adorables échanges de «small talk» par des bambins hauts comme trois pommes (2019), c’étaient leurs idées.

En 2020, puisque les grands rassemblements sont interdits, les publicitaires ont dû repenser leur approche. C’est ainsi que l’image d’une nouvelle bulle familiale plus intime s’est imposée avec, toujours, ce ton bon enfant qui plaît tant aux Québécois.

«On veut toujours que les gens se reconnaissent, avec des "insides", des clins d’œil, précise Guillaume Bergeron. Au niveau du concept de parler dans une autre langue, et dans le jeu des comédiens, on cherchait un réalisme. Quand on lit les commentaires sur Facebook, on voit que les gens reconnaissent des membres de leur propre famille dans les publicités. Et les comédiens ont su livrer ça à la perfection.»

Complicité 

Le petit Tom Gohier, 5 ans – 6 ans le 1er janvier –, de Montréal, vivait sa toute première expérience devant la caméra avec cette série de capsules du Lait. Sa maman a répondu à une petite annonce sur Facebook et, dans la foulée d’une belle suite de hasards, le garçonnet a décroché le rôle du garçon polyglotte. Tom a bien aimé cette «aventure imprévue» et ne dirait pas non à «jouer dans une émission» en 2021.

La «mère», Monika Pilon, roule principalement sa bosse à Québec ; on a pu la voir dans les deux premières saisons de «Like-Moi!» et elle sera du film «Le guide de la famille parfaite», de Ricardo Trogi.

Son «faux conjoint» de la publicité, Jonathan Gagnon, lui aussi de la Vieille-Capitale, a personnifié le fils de Luc Senay dans «De père en flic».

Jonathan Gagnon a de surcroît été le professeur de Monika Pilon pendant sa formation. La complicité déjà existante entre les deux comédiens a facilité le travail pour les publicités. Ceux-ci ont beaucoup joué avec leur «fils fictif» pour établir une connivence avec lui.

«On a fait du "floss", on a fait des petits jeux pour le garder à "on", on disait des niaiseries pour le faire rire», raconte Monika en souriant.

Paolo Noël 

Sinon, entre autres secrets de tournage, l’équipe de production a dû demander la permission à Paolo Noël d’utiliser son nom dans la deuxième vignette. Le chanteur et comédien a accepté de bon gré.

Les mesures de distanciation sociale ont évidemment été scrupuleusement respectées lors des enregistrements, tenus sur trois jours à la fin octobre. Des plexiglas, effacés en postproduction, ont séparé les acteurs, éloignés de deux mètres, pendant que ceux-ci lançaient leurs répliques. D’une prise à l’autre, les comédiens portaient aussi des masques – invisibles à l’écran – à tour de rôle pour une sécurité maximisée.