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Prestation de 1000$ : Ottawa pourrait imposer les voyageurs

TVA Nouvelles

Ottawa étudie la possibilité d’imposer rétroactivement les voyageurs qui ont réclamé – ou qui réclameront – la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique de 1000 $, afin que seuls les Canadiens qui en ont vraiment besoin reçoivent cette aide fédérale.

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«On regarde la façon la plus efficace pour s’assurer que [les voyageurs] qui la réclameraient n’en bénéficient pas et que, si certains la reçoivent, que ça leur soit imposé par la suite ou autrement», a laissé entendre lundi le député libéral de Louis-Hébert et secrétaire parlementaire du ministre de la Sécurité publique, Joël Lightbound.

Rappelons que la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique (PCMRE), comme sa prédécesseure, la Prestation canadienne d'urgence (PCU), est déjà imposable. M. Lightbound n'a pas précisé si la mesure fiscale rétroactive étudiée par le fédéral serait appliquée sous forme d'un impôt additionnel pour ceux qui auront voyagé.

Le leader parlementaire du gouvernement, Pablo Rodriguez, avait confirmé la veille sur les ondes de LCN qu’Ottawa «allait régler» la brèche qui permet aux voyageurs de réclamer la prestation de 1000 $ durant leur quarantaine.

«La question maintenant n’est pas de savoir si on corrige la situation, mais de savoir comment on le fait», a de nouveau martelé M. Lightbound.

Les dispositions de la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique (PCMRE) permettent aux personnes qui doivent se mettre en quarantaine et qui n’ont pas accès à des congés de maladie de réclamer 500 $ par semaine.

Or, le gouvernement n’avait toutefois pas prévu que ces personnes pourraient être des touristes revenant de voyage et forcés de respecter une quarantaine de 14 jours.

M. Lightbound note que la vitesse avec laquelle le gouvernement a dû mettre en place ses programmes d’aide explique en partie cette «conséquence inattendue».

«C’est une crise sans précédent. On doit procéder de manière assez rapide pour répondre à des impératifs de santé publique. Il arrive parfois qu’il y ait des conséquences inattendues dans des programmes autrement bien intentionnés», justifie-t-il.

Même si le gouvernement a assuré vouloir modifier les conditions d’admissibilité à la prestation «le plus rapidement possible», plusieurs modalités restent à être établies, et ce, à un moment où la Chambre ne siège pas à Ottawa.

C’est la ministre de l’Emploi et du Développement de la main-d’œuvre, Carla Qualtrough, qui est responsable d’apporter les ajustements nécessaires.

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