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Grande Bibliothèque: les titres québécois très empruntés en 2020

Yan Lauzon | Agence QMI

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À l’instar du succès connu l’an dernier en librairie, les livres québécois ont été très populaires quand les lecteurs ont préféré les emprunter, tant en copie physique qu’en format numérique, comme en témoignent les tops de 2020 dévoilés par la Grande Bibliothèque. Cet engouement pourrait bien se poursuivre pendant le reconfinement, les bibliothèques municipales demeurant ouvertes.

Des romans en vogue

Face à de gros noms de la littérature internationale tels que Victoria Mas («Le bal des folles»), Michael Connelly («En attendant le jour») et Amélie Nothomb («Soif») – occupant respectivement les trois premières positions du sommet des romans papier -, nos auteurs ont brillamment tiré leur épingle du jeu, l’an dernier.

C’est Francine Ruel («Anna et l’enfant-vieillard») qui décroche la palme québécoise avec une neuvième place. Elle réussit également l’exploit de terminer l’année au 12e échelon des livres numériques.

Encensé par la critique, David Goudreault («Ta mort à moi») se pointe au 11e rang, immédiatement suivi par Rima Elkouri («Manam») et Marie-Pier Lafontaine («Chienne»).

Avec son récit «Les testaments», la Canadienne Margaret Atwood ravit tant les francophones que les anglophones. La version originale est détentrice du quatrième échelon du palmarès, alors que sa traduction n’est que deux barreaux en-dessous.

Vif engouement pour le numérique

Populaire comme jamais, le virage numérique se poursuit avec fracas en littérature. Des 54 000 emprunts enregistrés en 2011, année où a été lancé le service, la Bibliothèque des Archives nationales du Québec a permis 2,2 millions d’emprunts du genre en 2020.

Les romans québécois et canadiens «Il préférait les brûler» (3e) de Rose-Aimée Automne T. Morin, «La servante écarlate» (5e) signé Margaret Atwood et «Du côté des Laurentides, tome 1: L’école de rang» (11e) rédigé par Louise Tremblay d’Essiambre ont grandement piqué la curiosité sur les différents supports informatiques.

Ce sont toutefois «Le déshonneur de Willa» (1er) par Diana Quincy et «En secret» (2e) de la regrettée Mary Higgins Clark qui ont le mieux fait.

Rendez-vous BD et jeunesse

La belle figure des créateurs québécois s’étend également aux bandes dessinées et à l’univers jeunesse.

À l’origine de la série «Les nombrils», le duo Delaf et Dubuc mérite la deuxième marche du podium BD, uniquement devancé par Riad Satouff avec «L’Arabe du futur». De plus, Michel Rabagliati hérite des 11e et 20e rangs du même top en raison de l’engouement pour «Paul dans le Nord» et «Paul au parc».

Côté romans, «Les dragouilles» (3e) de Maxim Cyr et Karine Gottot, «Les chevaliers d’Émeraude» (4e) signé Anne Robillard, «La vie compliquée de Léa Olivier» (5e) par Catherine Girard-Audet ou encore «Défense d’entrer!» (6e) imaginé par Caroline Héroux brillent de mille feux chez les enfants et adolescents.

Les ouvrages les plus populaires des 12 derniers mois:

Chez les adultes

Roman: «Le bal des folles» - Victoria Mas

Bande dessinée: «L’Arabe du futur» - Riad Sattouf

Livre numérique: «Le déshonneur de Willa» - Diana Quincy

Livre de cuisine: «Les lunchs» - Geneviève O’Gleman

Essai: «Le boy’s club» - Martine Delvaux

Biographie: «Becoming» - Michelle Obama

Chez les enfants

Roman: «Journal d’un dégonflé» - Jeff Kinney

Bande dessinée: «Garfield: album Garfield» - Jim Davis