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Ventilation suffisante dans les salles de classe, selon le gouvernement Legault

Charles Lecavalier | Journal de Québec

La ventilation est suffisante dans la vaste majorité des classes testées, estime le gouvernement Legault, mais ces échantillons ne tiennent pas compte du pire, selon un expert.  

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«Des tests ont été réalisés en décembre dernier pour mesurer le taux de dioxyde de carbone (CO2) dans 330 bâtiments scolaires. Les résultats obtenus permettent de constater des résultats optimaux, sous l’objectif de 1000 ppm de CO2, dans la vaste majorité des classes testées», écrit le ministère de l’Éducation dans un communiqué de presse publié vendredi. 

La quantité de CO2 dans les salles de classe indique si le local est assez ventilé. La question est importante, car la Covid-19 se transmet entre autres par des aérosols, des particules fines en suspension dans l’air. Un local mal ventilé peut avoir une charge virale élevée pouvant infecter des enfants.    

Des « interventions immédiates» seront toutefois «nécessaires pour environ 3 % des locaux testés», précise le communiqué. Les centres de service et les commissions scolaires devront maintenant effectuer des tests annuels de qualité de l’air dans toutes les écoles.  

Rapport sur la ventilation  

Ces interventions seront guidées par les recommandations des autorités de santé publique à la suite du rapport du groupe d’experts scientifiques et techniques, qui doit également être rendu public en journée. Pour limiter la propagation de la Covid-19, Québec va également obliger le port du masque chirurgical pour tous les élèves du secondaire et en distribuera gratuitement.  

Mais la démarche du ministère était critiquée avant même que les résultats de l’étude soient connus. Michel Camus, épidémiologiste de l’environnement membre du collectif COVID-STOP, était préoccupé par le fait qu’aucune mesure ne sera prise à la toute fin d’une période ou encore après deux périodes sans ouverture de fenêtre. «Les tests ne tiendront pas compte de la situation du pire», disait-il au Journal en décembre.   

Au fil des mois, la question de la ventilation dans les écoles est devenue politique. Les partis d’opposition réclament l’installation de purificateurs d’air dans toutes les salles de classe qui ne sont pas dotées de ventilation mécanique. 

Ouvrir les fenêtres   

Le gouvernement prône plutôt l’ouverture des fenêtres pour aérer les locaux scolaires. 

En commission parlementaire au début décembre, le Dr Richard Massé, conseiller médical stratégique à la direction de la santé publique, affirmait même que les purificateurs d’air dans les classes pourraient augmenter les risques de propagation du virus si les appareils n’étaient pas installés correctement. 

Cette analyse ne fait toutefois pas l’unanimité dans la communauté scientifique. Et certains pays, comme l’Allemagne, on choisit d’en installer dans les salles de classe mal ventilées.

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