/news/coronavirus

Couvre-feu : encore plus de files d’attente à prévoir près des épiceries?

Le couvre-feu qui entre en vigueur dès samedi soir, 20h, risque-t-il d’augmenter l’achalandage dans les épiceries de la province en raison des heures d’affaires réduites ?

• À lire aussi: EN DIRECT | Les derniers développements sur le coronavirus

Lors du premier confinement au Québec au printemps 2020, les épiceries devaient fermer dès 20h. Elles ont aussi été fermées le dimanche pendant près d’un mois pour permettre aux employés de se reposer en raison d’un fort d’achalandage. 

Les clients devaient faire la queue devant ces commerces essentiels pour pouvoir faire leurs emplettes, rendant la visite à l’épicerie beaucoup plus longue qu’à l’habitude.  

Un tel scénario risque-t-il de se reproduire? Selon le professeur Sylvain Charlebois directeur principal du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire, il y aura de l’attente. 

«Au niveau de la demande des consommateurs, j’ai l’impression qu’on va avoir affaire à des lignes d’attente importantes, plus importantes que durant le temps des Fêtes. On va devoir accommoder les gens qui vont attendre à l’extérieur durant le mois de janvier quand il fait extrêmement froid», explique-t-il en entrevue au Québec Matin. 

Il considère que les marchés d’alimentation devraient songer à cet aspect pour mettre en place des aires d’attendes plus confortables pour leurs clients. 

Par ailleurs, les livraisons et la mise en place des produits en magasin risquent d’être plus compliquées par le couvre-feu. 

«Les quarts de travail devront être gérés différemment, le roulement des inventaires... Souvent les magasins alimentaires sont de véritables ruches d’abeilles durant la nuit. Des camions arrivent, on bouge des choses, on change les tablettes de place, etc. Tout ce travail va devoir se faire durant des heures beaucoup plus restreintes», croit-il. 

Néanmoins, la pandémie qui dure depuis 10 mois maintenant a permis à de nombreux détaillants en alimentation d’améliorer l’offre du commerce en ligne. 

«On peut commander en ligne et obtenir notre commande en moins de deux heures facilement un peu partout au Québec. C’est une option qui risque de gagner encore en popularité au cours des quatre prochaines semaines», précise-t-il. 

Dans la même catégorie