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Des patients en attente sur des civières pendant des jours

TVA Nouvelles

Les urgences de plusieurs hôpitaux sont débordées et des patients doivent attendre sur des civières pendant au moins 48 heures. 

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Dans la région de Montréal, le Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et l’hôpital Santa Cabrini affichaient tous, en début de soirée, un taux d’occupation supérieur à 130%. 

Du côté de la Capitale-Nationale, l’Hôpital Saint-François-d’Assise dépassait légèrement sa capacité maximale alors que l’Enfant-Jésus était tout près de l’atteindre. 

En Montérégie, l’Hôpital du Suroît de Salaberry-de-Valleyfield, le Centre hospitalier Anna-Laberge, à Châteauguay et l’Hôpital Honoré-Mercier étaient les trois établissements où la situation est la plus critique. 

D’ailleurs, devant la situation et afin d’éviter des éclosions de la COVID-19, l’Hôpital du Suroît et le Centre hospitalier Anna-Laberge ont suspendu les visites samedi. 

Près de 500 cas du nouveau coronavirus par jour ont été enregistrés dans la dernière semaine, selon le CIUSSS de la Montérégie-Ouest. 

«Depuis la dernière semaine, il y a une très forte transmission communautaire partout en Montérégie donc l’objectif, en interdisant les visites, c’est de nous assurer de protéger notre clientèle vulnérable à l’intérieur de l’hôpital et d’éviter qu’il y ait des éclosions aussi pour empêcher qu’il y ait une pression supplémentaire suer nos employés», a expliqué Jade St-Jean, porte parle du CIUSSS de la Montérégie-Ouest.

La présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), Nancy Bédard, s’est dite inquiète de la situation. 

«On est vraiment à la croisée des chemins dans la capacité de pouvoir continuer à donner des soins, mais les soins les plus essentiels», a affirmé Nancy Bédard. 

Elle a ajouté que le personnel de la santé travaille de façon acharnée pour offrir les soins aux patients. 

«Actuellement, c’est plus que sous pression. Les professionnelles en soins tiennent vraiment à bout de bras le réseau, elles font ce qu’elles peuvent, mais actuellement, la situation est majeure», a soutenu Mme Bédard.