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Un nombre record de cas lié aux Fêtes

La province a entamé samedi son couvre-feu au moment où un Québécois sur 1000 a succombé à la COVID-19 et que 3127 nouveaux cas ont été dénombrés, un record que des spécialistes associent aux visites du congé de Noël.  

« Ce qu’on voit présentement arrive une semaine après le jour de l’An. On paie pour les frasques du temps des Fêtes », se désole le microbiologiste Marc Hamilton, qui s’attend à des bilans aussi élevés dans les prochains jours.

Un sondage Léger en collaboration avec l’Association d’études canadiennes révélait que près d’un Québécois sur deux avait visité quelqu’un pendant les Fêtes. « On a échappé la balle », ajoute le Dr François Marquis, chef de l’unité des soins intensifs de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, à Montréal.

Le bilan s’est par ailleurs alourdi samedi de 41 décès. Les hospitalisations étaient en légère baisse (-11, pour un total de 1392) et 206 personnes (-1) se trouvaient toujours aux soins intensifs.

À Québec seulement, ce sont 161 cas et huit morts de plus qui ont été recensés, tandis que la Chaudière-Appalaches rapporte 128 nouvelles infections et un décès supplémentaire.

La détection de 3000 cas, dont 1531 à Montréal, ne fait qu’augmenter la probabilité de dépasser les capacités des lits consacrés COVID, s’inquiète Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

Un Québécois sur 1000 

Cette semaine, l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux évaluait cette probabilité à 50 % dans les hôpitaux montréalais d’ici le 26 janvier.

« C’est très triste de savoir que ce sont les gens en attente d’une chirurgie qui vont en pâtir [à cause du délestage] », admet la chercheuse.

Soulignons d’ailleurs qu’un sombre cap a été franchi dans la province vendredi parce qu’un total de 8606 individus ont succombé au coronavirus. La population du Québec étant estimée à 8,58 millions d’habitants, c’est donc dire qu’un Québécois sur 1000 est décédé de la COVID-19.

Comme prévu 

Pendant ce temps, les élèves du primaire retourneront en classe comme prévu dès demain. Mme Borgès Da Silva y voit là un risque que le personnel des écoles qui a vu des proches pendant les Fêtes soit à l’origine d’éclosions.

Le microbiologiste Marc Hamilton est quant à lui « tout à fait d’accord » avec la réouverture, les probabilités de contagion au primaire étant plus faibles qu’au secondaire. 

– Avec la collaboration de Dominique Lelièvre