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Le fils de Bolsonaro met Trump en photo de profil sur Twitter

Agence France-Presse

Le député Eduardo Bolsonaro, fils député du président brésilien, a remplacé sa photo de profil sur Twitter par une image de Donald Trump, exclu de ce réseau social après les violences survenues mercredi au Capitole.

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«Après une analyse détaillée des ACTES AUTORITAIRES DE TWITTER et de la façon dont ils sont interprétés (...), JE VAIS UTILISER UNE PHOTO DE TRUMP de façon permanente», a écrit dimanche soir le parlementaire, qui est président de la commission des Relations extérieures de la Chambre des députés.

Troisième fils du président Jair Bolsonaro, Eduardo, 36 ans, a placé en médaillon sur son profil une photo du président américain souriant, avec le drapeau des États-Unis en arrière-plan.

Une attitude qui selon plusieurs médias a été mal perçue par de nombreux membres du corps diplomatique brésilien de la part d'un député qui occupe une fonction aussi symbolique au Parlement.

Eduardo Bolsonaro avait été pressenti par le passé pour le poste d'ambassadeur du Brésil à Washington, mais son père avait fini par renoncer à le nommer après une avalanche de critiques sur son manque de qualifications.

Vendredi, Twitter a suspendu de façon permanente le compte de Donald Trump en raison du «risque de nouvelles incitations à la violence», deux jours après l'assaut du Capitole par ses partisans. Facebook, Instagram et d'autres réseaux sociaux ont également suspendu les comptes du président américain sortant, pour une durée indéterminée.

Samedi, Eduardo Bolsonaro avait déjà critiqué cette décision, affirmant qu'«un monde où Maduro a des réseaux sociaux mais Trump en est suspendu n'est pas normal».

Son père Jair Bolsonaro a été le dernier dirigeant d'un pays du G20 à féliciter Joe Biden pour sa victoire à la présidentielle de novembre.

Jeudi, au lendemain des violences au Capitole, le président brésilien avait relayé les accusations de «fraude» de Donald Trump, mettant lui aussi en doute la légitimité du scrutin aux États-Unis.

Il a également averti que son pays aurait «un problème encore pire qu'aux États-Unis» s'il continuait à utiliser un système de vote avec des urnes électroniques à la présidentielle de 2022.