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Les défis de la relance des classes primaires

Jérémy Bernier | Journal de Québec

Malgré l’ajout de nouvelles mesures, on doit s’attendre à ce que la rentrée des classes au primaire, aujourd’hui, crée une recrudescence de cas de COVID-19 dans les prochaines semaines. 

C’est ce qu’estime la microbiologiste-infectiologue du CHUM, Dre Cecil Tremblay. 

Dès aujourd’hui, tous les jeunes du primaire retourneront sur les bancs d’école au Québec, au grand bonheur des parents et des pédiatres qui avaient dénoncé l’effet néfaste de la fermeture des écoles sur la santé mentale et l’éducation des enfants.

Un message demandant aux parents de ne pas s’approcher de l’entrée de l’école des Constellations de l’arrondissement Charlesbourg à Québec.

Photo Didier Debusschere

Un message demandant aux parents de ne pas s’approcher de l’entrée de l’école des Constellations de l’arrondissement Charlesbourg à Québec.

Toutefois, les élèves de la cinquième et sixième année devront maintenant porter le masque en classe, en plus de le porter lors de leurs déplacements comme leurs camarades des quatre premières années du primaire.

« Décision calculée »  

Malgré cette nouvelle mesure, et même si le ministre Roberge a assuré que la qualité de l’air dans la vaste majorité des 330 établissements scolaires testés jusqu’à maintenant était adéquate, le coronavirus risque de profiter de la rentrée pour se propager davantage. 

« On risque de voir une recrudescence des cas », affirme Dre Tremblay.

« C’est une décision calculée parce qu’on estime que l’effet délétère au niveau des enfants de ne pas retourner à l’école est plus important que le risque d’augmenter le nombre de cas. [Mais] tout ça a besoin d’être constamment évalué », poursuit-elle. 

Plus de bénéfices  

S’il confirme que les craintes d’un tel scénario sont bien présentes au sein du personnel scolaire et chez les parents d’élèves, le président de la Fédération québécoise des directions d’établissements d’enseignement (FQDE), Nicolas Prévost, se veut tout de même optimiste.

« Il y a beaucoup plus d’aspects positifs, de bénéfices, à l’ouverture des écoles que de négatif. Et les enquêtes épidémiologiques se font beaucoup plus efficacement qu’au début de la pandémie, donc on est capable de circonscrire rapidement les cas dans les écoles », soutient-il.

« C’était le moment idéal pour le retour de nos tout petits en classe », affirme M. Prévost, soulignant que le stress ressenti par les parents au courant des dernières semaines, en raison de l’augmentation de la propagation du virus, s’est répercuté chez leurs enfants.  

Avec la collaboration de TVA Nouvelles  

  • Rappelons que les élèves du secondaire retourneront quant à eux en classe à compter du 18 janvier. Le port du masque de procédure sera obligatoire en tout temps et deux masques par jour seront fournis à chaque élève et enseignant.