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Accurso veut repousser son procès

Michael Nguyen | Journal de Montréal

GEN - PROCÈS DE TONY ACCURSO

Photo Martin Alarie

Les mesures prises au procès de l’ex-entrepreneur Tony Accurso pour réduire le risque de propagation de la COVID-19 respectent les directives de la Santé publique, a témoigné une médecin, mardi.

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« Sans que le risque soit à zéro, il est inférieur à celui d’autres milieux de travail. On a vu des cas [de gens contaminés] qui ont fréquenté des salles de cour similaires, et il n’y a pas eu de transmission », a expliqué la Dre Sidonie Pénicaud du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, mardi, au procès de l’ex-entrepreneur.

Accurso, 69 ans, est accusé d’avoir comploté avec un fonctionnaire de l’Agence du revenu du Canada, entre autres, pour faire épargner 3 millions $ d’impôt à deux de ses entreprises. 

Sauf qu’en raison de la deuxième vague de la COVID-19 qui frappe de plein fouet la métropole, les avocats ont demandé la suspension des audiences, le temps que la situation s’améliore.

Mesures adéquates

Or, selon la Santé publique, qui a examiné la salle d’audience de la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec où se tient le procès en raison du manque d’espace disponible, les mesures prises sont adéquates. 

La Dre Pénicaud a donné en exemple le triage à l’entrée, la désinfection régulière de la salle ou encore les parois de plexiglas pour limiter la propagation de gouttelettes.

« Ce que je vois rencontre les recommandations », a-t-elle affirmé, tout en rappelant qu’il « reste encore à apprendre sur l’efficacité de certaines mesures ».

L’audience sur la demande de suspension de procès se poursuit cette semaine.