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Forcés par le chômage à chercher un nouvel emploi

TVA Nouvelles

Des employés d’une PME de la Montérégie qui sont en arrêt de travail en raison des mesures sanitaires liées à la COVID-19 sont forcés par le chômage de chercher un nouvel emploi. 

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Une situation qui inquiète la propriétaire de l’Institut Belléza détente puisqu’elle craint que ses employés ne puissent pas revenir travailler chez elle lorsque le gouvernement autorisera la reprise des activités. 

«Au mois de mars, on a été fermés pour trois mois et heureusement, tous nos employés ont été au rendez-vous, sauf trois qui ont dû changer de carrière», explique la propriétaire, Caroline Pilon, en entrevue à Denis Lévesque. 

«Les employés étaient sur la PCU, donc pour nous il n’y avait pas vraiment de risques au niveau de la compétition. Maintenant, avec le nouveau confinement, les employés salariés sont sur le chômage», poursuit-elle. 

Des agents ont contacté ses employés pour les inciter à entreprendre des démarches de recherche d’emploi, comme lorsqu’une personne reçoit des prestations de chômage ordinaire. 

«Une de mes employées a reçu une feuille et doit expliquer pourquoi elle n’a plus d’emploi chez moi, raconte Mme Pilon. Une autre, hier, a reçu un appel d’un agent qu’il l’a menacée et qui lui a dit : "écoutez, vous devez envoyer des CV". Elle a précisé "je suis en arrêt de travail, j’aime mon emploi, je veux y retourner". Il lui a dit : "mais vous savez que c’est frauder le gouvernement si vous n’envoyez pas de CV madame?".»

Départ d’employés 

La propriétaire de l’institut de détente craint devoir fermer ses portes, faute d’employés. 

«Notre situation est précaire et on a besoin de nos employés puisqu’en esthétique, en coiffure, les clients viennent pour nos employés. Alors si on se retrouve que le 8 février, peut-être que c’est notre date de retour, mais si on n’a plus d’employés parce que là, le gouvernement les incite à trouver un autre emploi, alors c’est fermeture immédiate pour nous», confie-t-elle à Denis Lévesque.