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La vaccination en priorité des itinérants réclamée

Agence QMI

Face à la hausse de la COVID-19 chez les itinérants, les principaux organismes œuvrant auprès d’eux réclament qu’ils soient vaccinés en priorité contre ce coronavirus tout comme les employés.

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Selon les organismes venant en aide aux itinérants à Montréal, la COVID-19 se répand comme une trainée de poudre auprès de leur clientèle et des intervenants qui leur offrent des services. 

La Mission Old Brewery, la Mission Bon Accueil, la Maison du Père et l'Accueil Bonneau ont déclaré mardi que 96 sans-abris ont été déclarés positifs depuis la période des Fêtes, contrairement à seulement 21 cas au cours des dix mois précédents, soit de mars à décembre. 

Par conséquent, ils demandent à ce que les employés qui oeuvrent dans ce domaine ainsi que les itinérants soient vaccinés en priorité contre ce coronavirus. 

«Pour réduire le risque d'une grave éclosion parmi les travailleurs de première ligne et les personnes sans-abri de Montréal, ces groupes cibles doivent être immunisés contre la COVID-19 dès maintenant», a mentionné François Boissy, président-directeur général de la Maison du Père. 

Ces organisations vont valoir qu’en étant ainsi mises en tête pour la vaccination, elles seront en mesure de mieux répondre aux besoins des sans-abris en ces temps de crise. 

«L'offre de places disponibles en hébergement et en haltes-chaleur ne répond pas à la demande liée à la pandémie, a souligné James Hughes, président et chef de la direction de la Mission Old Brewery. Une fois que tout le personnel du milieu sera vacciné, les ressources pour notre clientèle pourront rapidement augmenter leur capacité pour accueillir les personnes en situation d'itinérance qui ont besoin d'un endroit sûr pour passer la nuit.» 

Ces quatre ressources font valoir que la COVID-19 se propage rapidement dans leur milieu parce que leurs clients se retrouvent souvent rapprochés, malgré les consignes de distanciation physique. Ces personnes qui vivent dans la rue sont aussi plus vulnérables parce qu’elles souffrent souvent d’autres problèmes de santé. Elles sont également plus réticentes à demander des soins avant d’être gravement malades.

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