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CH: enfin, c'est reparti!

Jonathan Bernier | Journal de Montréal

Il y a belle lurette qu’une saison des Canadiens de Montréal n’a pas été attendue avec autant d’impatience. D’abord parce que ça fait tout aussi longtemps que l’équipe n’a pas paru si compétitive, mais également en raison de la pandémie et des restrictions qui en découlent.

Et quoi de mieux qu’un match contre les Maple Leafs de Toronto pour chasser l’ennui ?

La rencontre sera présentée à TVA Sports et TVA Sports direct, dès 18h00. 

En ces temps moroses où il est interdit de sortir de son domicile après 20 h (sauf si vous avez un chien), se réjouir des succès d’une équipe aidera sans aucun doute à faire passer les longues soirées des prochaines semaines. 

«Je sais qu’il y a beaucoup de partisans qui attendent ce retour depuis longtemps. On espère que ça donnera un bon coup de pouce à tout le monde au niveau de la santé mentale, qu’on pourra leur ramener le sourire et de l’excitation», a indiqué Claude Julien mardi, tout juste avant le départ de l’équipe pour Toronto.

Attaque dévastatrice        

À l’attaque, les Torontois présentent un visage similaire à celui des dernières campagnes. Bien sûr, les Joe Thornton et Wayne Simmonds ont succédé aux Andreas Johnsson et Kasperi Kapanen, mais la menace viendra encore principalement d’Auston Matthews, Mitch Marner et John Tavares.

Menés par ce triumvirat, les représentants de la Ville Reine ont inscrit 237 buts (deuxièmes dans la LNH) et présenté un taux de succès de 23,1 % (sixièmes) en supériorité numérique, la saison dernière. L’occasion sera parfaite pour mettre à l’essai le nouveau mécanisme de défense, plus agressif en infériorité numérique, mis en place par Claude Julien et ses adjoints.

«Ce sera un défi de taille. Les Leafs misent sur une bonne équipe. Mais je considère qu’on a fait du très bon boulot pendant le camp pour s’assurer de pouvoir y faire face», a soutenu Artturi Lehkonen, le deuxième attaquant le plus utilisé chez le Canadien à court d’un homme, l’an dernier.

Deux semaines au loin        

Cette rencontre sera la première d’une série de six que le Tricolore disputera sur des patinoires adverses avant de jouer un premier match à domicile, le 28 janvier.

Ces six parties en 11 jours équivalent à un peu plus de 10 % de la saison régulière. S’enfarger en partant pourrait avoir de lourdes conséquences. Surtout considérant le fait que tous les matchs seront disputés contre des rivaux intrasection.

«Connaître un bon départ, c’est toujours important. Et en raison du calendrier de 56 matchs, ce le sera encore plus. On aura l’impression de courir un sprint», a convenu Ben Chiarot.

«Avec le nombre de nouveaux joueurs que nous avons, ce sera une bonne chose d’amorcer la saison par un voyage. Ça nous permettra de passer du temps ensemble», a ajouté le défenseur à propos de ce séjour qui mènera également ses coéquipiers et lui à Edmonton pour deux joutes, et à Vancouver pour trois autres.

Étincelles à prévoir        

D’ailleurs, ces séquences de rencontres face à la même équipe risquent d’apporter son lot d’étincelles.

«Si quelque chose arrive dans un match, ça ne prendra pas un mois avant de revoir cet adversaire. Ce sera comme des petites séries. Il y a des équipes que nous allons affronter 10 fois (Ottawa et Toronto). Contre certaines équipes, ces séries pourraient faire la différence entre se qualifier pour les éliminatoires ou les rater», a fait valoir Claude Julien.

Avec 10 matchs contre les Maple Leafs, qui ont ajouté un peu de papier sablé à leur formation avec, entre autres, les ajouts de Simmonds et de Zach Bogosian, il risque d’y avoir des étincelles.

«Ce ne sera pas un phénomène propre à notre section. Les quatre équipes qui ont atteint la finale d’association l’été dernier comptaient des joueurs hargneux dans leur formation. Je crois que c’est une tendance à travers la ligue. On retourne vers du jeu un peu plus physique et serré», a souligné Chiarot.

Au moins, cette fois, les Montréalais seront équipés pour ne pas se laisser marcher sur les pieds. Le plus fascinant, c’est qu’il semble que Marc Bergevin soit parvenu à le faire sans ralentir son équipe.