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Des snowbirds réapprennent à aimer l'hiver en Mauricie

Raphaël Brouillette

Des milliers de snowbirds ont dû se trouver un plan b cette année et les propriétaires du magasin Le Brun de Maskinongé font partie du lot.

Richard Vienneau et sa conjointe ont décidé de passer l’hiver dans leur petit motorisé, stationné tout juste à côté du commerce.

Le couple prévoyait quitter vers les États-Unis en novembre, mais la fermeture des frontières a chamboulé leurs plans. Ils dorment et passent leurs soirées à l’intérieur du motorisé, chauffé à l’aide de calorifères portatifs alimentés par une rallonge électrique branchée sur la bâtisse. Un minimum d’eau est conservé à l’intérieur, mais la proximité avec le commerce fait en sorte que le couple a tout de même accès à une douche, salle de bain et cuisine.

Ce type de camping hivernal représente tout un changement pour Richard Vienneau. «J’ai dû me racheter des bottes, nous n’avions plus rien! Ça va très bien jusqu’à maintenant, notre système de chauffage est suffisant et on va au magasin général régulièrement», a-t-il raconté.

M. Vienneau a pris les grands moyens afin de convaincre sa conjointe Isabelle de rester dans la province au lieu de se diriger vers l’Ouest canadien. Il a acheté un abri tempo d'une longueur de 36 pieds pour y aménager une terrasse intérieure, avec foyer et gazon synthétique.

Ces snowbirds retombent en amour avec l’hiver !

Autre type de réalité au camping du Lac-Morin à Notre-Dame-du-Mont-Carmel, le seul établissement de la région qui est ouvert à l'année. Une cinquantaine de snowbirds y habitent dans de petits chalets. Le propriétaire Yannick Lemay a même créé des sentiers de glace pour eux

«Il y a beaucoup plus d’action cette année, l’ambiance est vraiment amusante! J’ai acheté une surfaceuse pour aménager une patinoire. Les snowbirds ont du plaisir», a-t-il confié.

Certains, comme Martine Trudel et son conjoint, retombent en amour avec l'hiver québécois.

«Nous sommes des dizaines dans la même situation ici. On créé des liens d’amitié, c’est quasiment comme en Floride ! Et la température est très clémente jusqu’à maintenant.»

La dame, qui passe ses hivers aux États-Unis depuis 10 ans, pense même vendre son condo. L’an prochain, son exil durera trois mois au lieu de six.