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Deuxième dose: jusqu'à six semaines d'intervalle

Agence QMI

Le Comité consultatif national de l'immunisation a discrètement mis à jour ses recommandations, mardi, pour indiquer que la seconde dose du vaccin contre la COVID-19 peut être administrée jusqu'à six semaines après la première dose.

Selon les prescriptions des pharmaceutiques, la dose de rappel doit être injectée trois semaines après la première dans le cas du vaccin de Pfizer/BioNTech ou quatre semaines après pour celui de Moderna, afin de garantir une immunisation optimale à long terme contre la maladie.

Or, le Comité estime que, s'il est préférable de suivre ces instructions, les provinces peuvent se permettre de retarder l'administration de la seconde dose, en fonction «de la logistique de la livraison du vaccin, de la situation épidémiologique actuelle et des projections, ainsi que de la capacité du système de santé».

«Certaines provinces et certains territoires peuvent maximiser le nombre de personnes bénéficiant d’une première dose de vaccin en retardant l’administration de la deuxième dose jusqu’à ce que d’autres approvisionnements en vaccins soient disponibles, de préférence sans dépasser les 42 jours après l’administration de la première dose», a poursuivi le comité.

AFP

Plus généralement, le comité a appelé les provinces à trouver un «équilibre» entre la vaccination du plus grand nombre et l'administration de la deuxième dose.

«Les principes de l’immunologie, la science des vaccins et des exemples historiques démontrent que les retards entre les doses ne provoquent pas de réduction des concentrations finales d’anticorps, ni de diminution de la durabilité de la réponse anamnestique pour la plupart des produits administrés en plusieurs doses», a souligné le comité pour étayer sa position, tout en reconnaissant que les essais cliniques des vaccins contre la COVID-19 ont été de courte durée.

Cet avis vient apporter de l'eau au moulin de plusieurs provinces, incluant le Québec, qui ont choisi d'opter pour retarder l'administration de la dose de rappel. La Belle Province attend actuellement l'avis de son propre comité d'expert pour savoir jusqu'où elle peut se permettre d'étirer l'élastique.

Cette stratégie a toutefois des détracteurs, comme le Comité de défense des familles du centre gériatrique Maimonides. Ce regroupement a réclamé à nouveau, mardi, que Québec administre la seconde dose dans les délais impartis par les pharmaceutiques, dans la foulée de l'annonce de sept infections touchant des patients du centre Maimonides déjà vaccinés une première fois.

Selon les données tirées des essais cliniques, la première dose de vaccin permet de réduire d'environ 90 % les chances de contracter la COVID-19, deux semaines après son inoculation.