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Les commerces de la Mauricie se réinventent

Kevin Dupont | TVA Nouvelles

Logistique et réorganisation du travail, voilà ce qui représente le quotidien des commerçants de la Mauricie depuis les derniers jours.

Pour Yves Tremblay, qui est propriétaire de Plante Sports Excellence depuis 38 ans, le virage vers la vente en ligne est essentiel avec les nouvelles mesures gouvernementales.

«Depuis lundi, on offre le service avec notre boutique en ligne. Les personnes peuvent commander et on fait la livraison dans le stationnement en arrière du magasin», a expliqué M. Tremblay.

Même si l'aiguisage de patins est limité en magasin, c'est une soixantaine d'articles sportifs qui se retrouvent sur le site web de l'entreprise.

«Il faut penser que nous ne sommes pas des "Amazon" de ce monde. Les produits qu'on met en ligne, ce sont des produits qu'on a en [stock] ici», a ajouté le propriétaire du magasin.

Ce changement n'est pas évident pour tous les commerçants. Si décembre a été bon pour les ventes, janvier représente tout un défi, avec uniquement la cueillette à la porte comme point de service.

«Surtout qu'on n'avait jamais eu de site web. Notre site n'a jamais été en demande comme ça. On ne peut toutefois pas aller plus vite que la machine (...). Notre site web serait prêt dans peut-être deux mois», a commenté Jeff Dionne, gérant chez la Boutique de la balayeuse à Trois-Rivières.

Un stationnement comme salle d'essayage

Plusieurs commerces n'ont pas encore de site web transactionnel. Ces derniers demandent donc aux clients d'appeler avant de venir chercher leur commande. Par la suite, les clients peuvent venir chercher leur achat à la porte.

À Shawinigan, on a complètement revu les façons de faire.

«Juste ce matin, une dame avait un problème et avait vraiment besoin de bottes. On lui a alors donné deux grandeurs. La cliente est allée les essayer dans sa voiture. Elle a gardé la paire qui lui faisait et elle nous a redonné l'autre pour qu'on puisse la mettre en quarantaine», a raconté France Cossette, copropriétaire de Villemure Chasse & Pêche.

Mais l'achat local semble bien ancré dans l'habitude des gens, qui sont toujours au rendez-vous, malgré la distance.

«Même par téléphone, on est capables de bien comprendre et de bien conseiller nos clients parce que nos produits, on les connait, chose que peut-être l'achat en ligne ne nous donne pas», a conclu Claudia Villemure, copropriétaire de Villemure Chasse & Pêche.