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Un élu de Saguenay dénonce le maintient du transport en commun en soirée

Kate Tremblay | TVA Nouvelles

Le conseiller municipal et président de la Commission des finances de la Ville de Saguenay, Michel Potvin, dénonce la décision de la Société de Transports de Saguenay (STS) de maintenir ses services en soirée, malgré le couvre-feu.

«Même avant le couvre-feu, il n'y a jamais personne dans ces autobus-là après 18 heures, a-t-il affirmé. Pensez-vous qu'un travailleur essentiel, qu'une infirmière va prendre l'autobus à 21 heures pour s'en aller chez elle après avoir fait un chiffre de 16 heures?»

Il pense aussi que le budget de l'organisme doit être revu à la baisse.

Michel Potvin souhaite même en faire un enjeu électoral même s'il n'a toujours pas confirmé sa candidature à la mairie de Saguenay aux prochaines élections municipales.

«Je crois qu'il y a du bon dans la STS, mais l'efficience, ça, tout le monde est dû à ça, a-t-il précisé. C'est la ville qui est responsable à 100 pour cent du déficit donc il faut être responsable envers nos citoyens et là on ne l'est pas.»

Le président du conseil d'administration de l'organisme, le conseiller municipal Marc Pettersen, n'est pas surpris de la réaction de son collègue.

«Ça fait trois ans qu'il est en poste et ça fait trois ans qu'il plante la STS», s'est-il désolé.

Marc Pettersen n'a pas l'intention de faire de compromis pour un service qu'il juge essentiel.

«Il y a beaucoup de monde dans la haute direction de la Ville qui se promène en BMW. Ces gens-là n'en veulent pas de transport en commun. Ils s'en foutent. Tout ce qu'ils veulent, c'est couper et c'est la même chose à la commission des finances, a-t-il lancé. On ne ferme pas les patinoires le soir parce qu'il y a moins de monde. C'est un service public au même titre que la STS.»

Son collègue et vice-président de la STS, Jean-Marc Crevier, admet que le transport en commun est très dispendieux, mais pour lui, ce n'est pas un motif suffisant pour exiger moins de services.

«On est la seule ville au Québec où le transport en commun n'a pas d'entente avec les commissions scolaires ou à peu près pas, a-t-il souligné. On a peut-être une partie de la solution là.»

Il invite Michel Potvin à soumettre ses idées à la STS, mais aussi au conseil municipal pour en débattre immédiatement et pas seulement lors de la prochaine campagne électorale.