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Les tests rapides ne seront pas déployés dans les écoles

Vincent Larin et Geneviève Lajoie

Québec entend finalement utiliser tous les tests de dépistage rapide mis à sa disposition, mais à moins d’éclosions majeures, ceux-ci ne seront pas déployés dans les écoles.

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Compte tenu de leur manque de fiabilité et des ressources supplémentaires qu’ils nécessitent, les tests rapides sont moins pratiques dans le réseau scolaire que ceux analysés en laboratoire, ont fait valoir des fonctionnaires du ministère de la Santé, jeudi.

En ce moment, 83 % des résultats de tests sont déjà divulgués en moins de 24 h, ont-ils indiqué.

Les 2,4 millions de tests de dépistage rapides de la COVID-19 jusqu’ici tablettés pourront toutefois servir, mais dans des situations bien précises identifiées dans le rapport publié jeudi d’un comité d’expert formé par le gouvernement.

« [...] Ces technologies rapides PDS présentent l’avantage de fournir des résultats immédiats. Déployés de façon intelligente et prudente, ces tests diagnostiques rapides peuvent avoir une place de choix dans le contrôle de la pandémie», y est-il précisé.

Ils pourront entre autres servir dans les régions mal desservies par les appareils actuels, dans des cliniques désignées de dépistage où les capacités sont restreintes, ou encore pour gérer des éclosions dans les milieux de vie pour personnes âgées.

En début de semaine, le ministre de la Santé, Christian Dubé, avait déjà affirmé que le recours aux tests rapides pour diagnostiquer massivement la COVID-19 dans les écoles et les milieux de travail n’était pas nécessaire à ce stade-ci.

Trois types de tests rapides sont disponibles: un test par amplification des acides nucléiques appelé ID NOW et deux tests antigéniques, Panbio et BD Veritor.

Le Québec en retard, selon les oppositions

Dans l’opposition, on a l’impression de revivre le printemps dernier, alors que le gouvernement Legault et le Dr Horacio Arruda ont tardé avant d’imposer le port du masque.

«On a le sentiment qu’on est tout le temps en retard sur des choses qui deviennent une évidence», a lancé la députée péquiste Véronique Hivon.

Elle ne s’explique tout simplement pas la frilosité du ministre Christian Dubé à recourir aux tests de dépistage rapides.

«Pourquoi se priver? Dans certaines circonstances, ce serait très pertinent des résultats qui vont sortir en l’espace d’une heure, quand ça peut freiner une contamination plus importante dans des lieux qui sont à risque et qu’on a décidé de garder ouverts», a-t-elle insisté, en faisant référence aux écoles à certains milieux de travail.

La libérale Marwah Rizqy a rappelé que l’Ontario utilise ces appareils de dépistage rapides depuis un moment déjà. Selon elle, on n’a pas de temps à perdre. La députée de Saint-Laurent a soulevé que nos hôpitaux sont débordés, que pas moins de 140 000 Québécois sont en attente d’une opération et que le virus fait des morts chaque jour.

«On est en guerre, donc on doit prendre tous les moyens à notre disposition pour lutter de façon efficace, a-t-elle dit. Le Québec, on est encore en retard et c’est une course contre la montre lutter contre le coronavirus. Alors dans les écoles, on en a besoin!»