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Frais de livraison: Uber Eats et Doordash envoient paître le gouvernement

Vincent Larin | Agence QMI

Les géants de la livraison Uber Eats et DoorDash refusent de se plier à la demande du gouvernement Legault de plafonner le prix qu’ils chargent aux restaurateurs par solidarité pour ceux-ci.

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Québec jongle maintenant avec l’idée d’adopter un décret afin d'obliger ces entreprises à se conformer à sa demande comme l’a déjà fait le gouvernement de la Colombie-Britannique à la fin décembre.

Mardi, le cabinet de ministre de l’Agriculture, André Lamontagne, a fait savoir qu’il avait contacté les trois plus importantes entreprises de livraison par application dans la province soit les géants américains Uber Eats et Doordash et leur pendant canadien, SkipTheDishes.

Il a alors été demandé à ces entreprises de limiter les frais qu’elles chargent aux restaurateurs et qui peuvent parfois atteindre 30 % du prix d’une commande, et ce, afin d’aider les commerçants à traverser le plus dur de la crise.

Le plafond alors suggéré était de 20% de la facture, dont 15% pour la livraison.

Seule l’entreprise de Winnipeg SkipTheDishes a accepté de se plier à la demande de Québec, a fait savoir le cabinet du ministre André Lamontagne, jeudi.

À noter, l’entreprise chargeait déjà 20 % et moins aux restaurateurs dont les salles à manger sont fermées, selon ce qu’avait précisé un de ses porte-paroles.

Le Parti québécois et Québec solidaire ont déjà dénoncé l’approche du gouvernement Legault dans ce dossier.

Il est « illusoire » de penser qu’Uber Eats et compagnie limiteraient eux-mêmes leurs profits, avait mentionné la porte-parole du Parti québécois en matière d’économie et de relance, Méganne Perry Mélançon.

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