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Graffitis haineux sur une synagogue: l’accusé aurait des troubles psychiatriques

Michael Nguyen | Journal de Montréal

L’homme qui aurait peint des croix gammées sur les portes d’une synagogue de Westmount hier souffrirait de troubles psychiatriques, si bien qu’il sera évalué par des experts sur son aptitude à comparaître devant la cour. 

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Le geste antisémite allégué d’Adam Riga, 28 ans, avait causé l’émoi et avait même incité le premier ministre du Québec François Legault à dénoncer ce comportement. Son homologue fédéral, Justin Trudeau, avait quant à lui qualifié l’acte « d’absolument odieux ».

Or, les premiers éléments d’enquête laissent plus croire à une personne atteinte de troubles mentaux que d’un néonazi. Riga a comparu ce matin au palais de justice de Montréal, mais il n’a pas été accusé pour le moment d’incitation à la haine ou de méfaits. 

À la place, il fait face à des chefs d’avoir eu en sa possession de matériel incendiaire [un bidon d’essence et un briquet], ainsi que d’avoir menacé de mettre le feu au lieu de culte, situé sur le chemin de la Côte-Saint-Antoine.

Il avait été arrêté grâce à un garde de sécurité à l’intérieur de l’immeuble, qui avait vu sur des caméras de surveillance une personne poser les graffitis haineux. La police était rapidement intervenue pour arrêter Riga.

Lors de l’audience de ce matin, il a été convenu que Riga soit rencontré par des criminologues de l’urgence psychosociale, afin de vérifier son aptitude à comparaître. Cette étape, relativement sommaire, consiste essentiellement à s’assurer qu’un accusé comprenne la situation dans laquelle elle se trouve.

Si des tests plus poussés sont nécessaires, Riga pourrait être envoyé à l’Institut Philippe-Pinel, où des psychiatres procèderont à une nouvelle évaluation.

Il reviendra à la cour demain, pour la suite des procédures.