/news/coronavirus

La situation reste préoccupante dans le nord du Lac-Saint-Jean

Avec un taux de 432 cas actifs de COVID-19 par 100 000 habitants, la bataille contre la COVID-19 est loin d'être gagnée au nord du Lac-Saint-Jean.

«On ne se fera pas de cachettes, il y a un certain relâchement qui s'installe», a indiqué le maire de Dolbeau-Mistassini, Pascal Cloutier.

Inquiet, il lance un appel à sa population.

«Si vous pensez que pour vous ce n'est pas important, au moins faites-le pour les autres. À l'hôpital, ce n'est pas facile. Déjà que ce n'était pas facile avant avec les services, on veut s'assurer de pouvoir les maintenir. Mais avec la situation actuelle, ça devient de plus en plus difficile et vous pouvez en avoir besoin de ces services-là», a-t-il insisté.

Selon Pascal Cloutier, le couvre-feu est tout de même respecté par la très grande majorité de la population.

Il a reçu la confirmation de la Sûreté du Québec que les patrouilleurs seront plus présents en forêt afin d’y faire respecter les consignes sanitaires.

«Il y a des choses de prévues pour faire davantage de contrôle au niveau des motoneigistes, toujours dans le but de prévenir les rassemblements dans les chalets», a-t-il soutenu.

Au moins trois résidences privées pour aînés sont toujours aux prises avec une éclosion dans le réseau local de services Maria-Chapdelaine.

Inquiétudes

Au Manoir des Cinq Saisons de Dolbeau-Mistassini, les 220 résidents ont été épargnés jusqu'à présent.

«Il n'y a pas une journée qu'on ne se croise pas les doigts pour ne pas que le virus entre», a affirmé le directeur général de l'établissement, Sébastien Gauthier.

Pour lui, aucun compromis n'est possible lorsqu'il est question de mesures sanitaires.

«Pendant l'été, ça a été plus tranquille pour tout le monde, mais nous, on n'a jamais relâché», a-t-il indiqué.

Il se préoccupe de la santé physique des résidents, mais aussi de leur santé mentale.

Une infirmière est libérée à temps plein pour effectuer la tournée des résidents.

Mais la plus grande préoccupation de Sébastien Gauthier concerne les proches aidants.

«On est content de les avoir les proches aidants. Nos résidents ont besoin d'eux, mais c'est toujours stressant quand ils viennent. On ne sait jamais d'où ils arrivent et ce qu'ils ont fait avant d'entrer dans le logement d'un résident», a expliqué M. Gauthier.

Tout comme ses résidents et employés, il espère ne pas avoir à attendre encore trop longtemps pour le vaccin.