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Discours haineux: comment éviter les dérapages ?

Les récents propos du président américain Donald Trump, accusé d’avoir inciter ses partisans à la violence, suscite à nouveau un débat l’encadrement des propos haineux sur la place publique, notamment sur les réseaux sociaux.

L’analyste Marc-André Leclerc croit d’abord et avant tout que le débat doit être amené au niveau des législateurs pour permettre un encadrement.

«Ce qu’on voit présentement dans la pandémie, je pense qu’on ne voit pas le meilleur de l’être humain. Et ce dont on se rend compte, c’est que pour qu’une société fonctionne, il faut qu’il ait un feu roulant», a-t-il exprimé à La Joute.

Faute de la pandémie, la population se trouve présentement dans un brouillard duquel les gens doivent être sortis, soutient le jouteur.

«Tout ce qu’on voit présentement au Québec, on est bon pour importer cette espèce de culture là américaine et tous les maux américains de société, on les amène ici», a-t-il soulevé.

Mais pour Caroline St-Hilaire, l’idée n’est pas d’implanter un contrôle des messages ni de mettre fin à la liberté d’expression, mais il doit y avoir une limite à ce que les gens peuvent dire.

«Quand on parle d’un président des États-Unis qui incite à la violence, quand on a des gourous de secte complotistes qui mobilisent, qui ramassent de l’argent et qui profitent de la naïveté de certaines personnes [...] Il me semble qu’il y a quand même une responsabilité au niveau des corporations de mettre au moins des drapeaux jaunes», a-t-elle fait valoir.

Or, Mathieu Bock-Côté soulève d’une tendance dans le monde occidental d’une lutte contre les propos haineux qui ne cessent de chercher à restreindre le périmètre de la liberté d’expression.

«Le problème, c’est que la définition du propos haineux se fait de plus en plus étendue», affirme-t-il, citant en exemple un projet de loi écossais qui ratissent large pour l’interdiction de soutenir des propos haineux, même dans des discussions privées à la maison.

Voyez l’extrait de l’émission «La Joute» dans la vidéo ci-dessus