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Le défi de se retrouver parmi les différents programmes d'aide

Les programmes d'aide pour les entreprises et les particuliers mis en place par les gouvernements pour aider à passer à travers la pandémie sont nombreux, mais s'y retrouver représente un défi de taille.

Les bureaux de comptable sont très sollicités ces jours-ci puisqu’ils sont les mieux placés pour conseiller les entreprises.

«Depuis les mois de juillet, août, septembre, tous les mois à venir jusqu’à maintenant, on peut dire que nos équipes c’est au moins 20 % de plus de volume d’affaires et de demandes», a dit vendredi José Arsenault, associé directeur Est-du-Québec chez Mallette Société de comptables professionnels.

Les différents programmes d’aide ont, pour la plupart, été améliorés ou bonifiés depuis le début de la crise et les exigences pour se qualifier ont aussi été revues.

«Les programmes sont mis à jour continuellement, remodulés, réalignés, ce qui rend un peu la tâche difficile pour un particulier ou un entrepreneur», a ajouté José Arsenault, en entrevue avec TVA Nouvelles.

Certains entrepreneurs qui ont été refusés pour une aide financière lors du premier confinement pourraient être admissibles aujourd’hui en raison des ajustements.

Les nombreux programmes ont suscité d’agréables surprises auprès d'entrepreneurs après qu'ils eurent consulté leur comptable. Certains ont reçu un montant beaucoup plus élevé que ce à quoi ils s’attendaient.

«Ce sont des montants très importants qui sont disponibles et que les gens ne vont pas chercher», a expliqué José Arsenault.

La Société de promotion économique de Rimouski (SOPER) bénéficie d’un montant de 1,5 million $ pour aider les entreprises de la région de Rimouski-Neigette à passer à travers cette période sans précédent.

Déjà, des prêts totalisant 1,1 million $ ont été alloués à des entreprises depuis le début de la pandémie.

Le directeur financier de la SOPER remarque aussi que les nombreuses mises à jour pour les programmes d’aide peuvent mener à une certaine confusion.

«Des gens croient qu’il faut avoir perdu au moins 70 % de nos revenus. Ce n’est plus vrai. Présentement, une entreprise qui perd 20 % est admissible», a expliqué Daniel Gagnon.

Le directeur financier de la SOPER conseille aux entrepreneurs de vérifier leur admissibilité, en particulier au niveau de l’aide financière pour le loyer puisque les critères ont énormément changé. Le programme permet maintenant aux entrepreneurs propriétaires de leur bâtisse de réclamer une somme.

Par ailleurs, depuis le changement de palier d’alerte au Bas-Saint-Laurent, les commerces non essentiels ont aussi accès à une aide spécifique par la SOPER. «Nous, on paie les frais fixes pour les mois de décembre, janvier, février pour ceux qui ont dû fermer leurs portes le 7 décembre», a confirmé Daniel Gagnon.