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Maisons de luxe: le courtier de Céline dévoile tout

L’immobilier de luxe a explosé dans la province depuis le début de la pandémie. Selon le courtier des riches et célèbres Joseph Montanaro, les maisons de deux millions de dollars se sont vendues comme des petits pains chauds en 2020.

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Joseph Montanaro représente notamment Céline Dion et a permis à la célèbre chanteuse québécoise de vendre sa propriété en Floride pour la coquette somme de 50 millions de dollars en 2017.

«En temps de pandémie, c'est surprenant, mais le marché de luxe a été plus fort qu'il n'a jamais été», a affirmé le courtier, vendredi, en entrevue à l’émission «À vos affaires».

«Je ne m'y attendais pas et plein d'autres courtiers non plus. C'est bizarre, mais c'est un phénomène qui se passe. Les taux d'intérêt sont bas. Les gens se cherchent de belles maisons, se cherchent de l'espace.»

Les quartiers aisés de l’île de Montréal ont d’ailleurs été pris d’assaut. 

«On a eu plus de succès à Westmount cette année que les deux dernières années précédentes.»

Questionné à ce sujet, M. Montanaro a raconté qu’il est parvenu à vendre une demeure dans ce quartier pour 11,7 millions de dollars. 

Comment expliquer ce phénomène alors que les banques alimentaires ont vu la demande exploser et que les institutions financières multiplient les reports de paiements?

Selon le courtier, la pénurie de produits dans la dernière année a considérablement augmenté la valeur des maisons de luxe. 

«J'ai beaucoup d'acheteurs qui regardent entre 5 et 15 millions et je n'ai rien à leur vendre. Les gens ne mettent pas leur maison sur le marché. Alors, ce qu'il y a sur le marché, ça s'écoule», a-t-il mentionné. 

Moins il y a de maisons en vente et plus les offres sont nombreuses. 

«Je peux vous dire qu'il y a eu des surenchères. Il y a eu deux maisons récemment qui se sont vendues cette année qui sont parties en surenchère à des prix faramineux», raconte M. Montanaro. 

Malgré cette année fructueuse pour l’immobilier de luxe, les courtiers immobiliers attendent la fin de la pandémie avec impatience afin de pouvoir rouvrir le marché international. 

«J'ai beaucoup d'appels déjà avec des gens qui regardent vers le futur, vers le printemps, vers l'été, où ils vont s'en venir. Puis, si les taux d'intérêt restent bas et qu'il n'y a pas beaucoup de propriétés sur le marché, les prix vont continuer de grimper!»