/news/coronavirus

Retards à prévoir dans la livraison de doses de Pfizer

Le Québec devra composer avec 100 000 doses de vaccins de moins que prévu d’ici la mi-février, en raison d’une réduction temporaire des livraisons annoncées par la pharmaceutique Pfizer, qui doit rénover son usine de production en Europe.

Ces travaux entraîneront, pendant quatre semaines, une diminution moyenne de 50 % des livraisons de vaccin que Pfizer prévoyait destiner au Canada à partir de ses installations situées à Puurs, en Belgique.

En point de presse, le major général Dany Fortin, responsable de la logistique de la distribution des vaccins pour le Canada, a précisé que les retards se feront surtout sentir dans la dernière semaine janvier, au cours de laquelle il ne s’attend plus qu’à recevoir le quart des doses prévues du vaccin de Pfizer/BioNTech.

Ottawa s’attend à recevoir la moitié de ce qui était prévu au cours de la première semaine de février, puis les deux tiers la semaine suivante.

Impact au Québec 

Pour le Québec, cela se traduira par 38 025 doses de moins au cours de la seule semaine du 25 janvier, soit un peu plus que le nombre de résidents qu’il souhaitait vacciner dans les résidences privées pour aînés (RPA) d’ici février.

La semaine suivante, la province sera privée d’environ 43 875 doses par rapport à ce qui était attendu, a fait savoir le ministre de la Santé, Christian Dubé.

L’impact sera moindre la semaine prochaine (4 875 doses en moins) puisque la commande est déjà sur le point d’être expédiée.

Quant à la deuxième semaine de février, toutes proportions gardées, on peut s’attendre à ce qu’il manque environ 28 000 doses à la livraison prévue.

«Nos équipes travaillent déjà à établir une nouvelle planification de distribution des doses», a déclaré sur Twitter le ministre de la Santé, Christian Dubé.

«Nous poursuivons nos opérations avec les doses reçues cette semaine et les 34 000 doses de Moderna qui arriveront aujourd'hui», avait indiqué un peu plus tôt son attachée de presse, Marjaurie Côté-Boileau.

Les retards annoncés confortent Québec dans sa décision de reporter la deuxième dose de 42 à 90 jours, tel que confirmé jeudi. «C’était la bonne décision, a réitéré le cabinet du ministre. Nous devons sauver le plus de personnes possibles, avec un nombre très limité de vaccins. Et le ralentissement temporaire de production de Pfizer ne fait que renforcer ce choix.»

«Normal», dit Trudeau 

D’autres pays européens touchés par les retards de livraison du vaccin Pfizer/BioNTech dénoncé vivement la situation qu’ils jugent «inacceptable».

«C'est normal qu'il y ait des imprévus», a indiqué pour sa part le premier ministre Justin Trudeau, devant sa résidence de Rideau Cottage. Il a rappelé que des ententes ont été conclues avec un total de sept pharmaceutiques.

«Il s’agit d’un retard temporaire et non d’une perte. Les vaccins seront livrés plus tard», a martelé de son côté la ministre fédérale de l'Approvisionnement, Anita Anand, qui a appris la nouvelle jeudi soir.

À terme, les travaux exécutés par Pfizer permettront «d'augmenter considérablement les doses disponibles pour les patients à la fin de février et en mars», a expliqué une représentante de l’entreprise au Canada, Christina Antoniou.

- Avec la collaboration d’Émilie Bergeron, Agence QMI, et AFP

Dans la même catégorie