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Traquer le virus dans les égouts: les scientifiques se mobilisent

L'idée avait été lancée et elle continue de faire son chemin. Les traces de la COVID-19 sont présentes dans les égouts et des chercheurs veulent en tirer parti.

Les universités Laval, McGill, l'UQTR et Polytechnique Montréal, notamment, de même que le Centre national en électrochimie et technologies environnementales (CNETE) de Shawinigan sont au centre d'un projet de recherche qui pourrait avoir des impacts importants sur les politiques de santé publique.

Ce sont les traces d'ARN du virus, présentes dans les eaux usées, qui permettront aux scientifiques de déterminer les lieux d'éclosion, explique Jean-François Lemay, chercheur en biologie moléculaire au CNETE. 

L'approche est prometteuse et vient de recevoir 1 million de $ des Fonds de recherche du Québec, pour un budget total de plus de 1,7 million $.

Pour Nancy Déziel, directrice générale au CNETE, circonscrire rapidement le virus de la sorte permettra une approche beaucoup plus ciblée en matière de dépistage ou de confinement. 

De plus, on pourra aussi détecter les cas silencieux, souligne la scientifique.

Les premières analyses seront conduites à Montréal, Laval, Québec, Shawinigan et dans le Bas-Saint-Laurent d'ici une dizaine de jours.